Un chemin vers un avenir plein d’espoir pour la population syrienne

3 décembre 2015

Partout au pays, les Canadiennes et les Canadiens ouvrent leurs portes et leurs cœurs pour accueillir 25 000 personnes qui ont fui les atrocités de la guerre en Syrie. Or ce chiffre en apparence élevé ne représente qu’un faible pourcentage des personnes affectées par ce conflit. 

 

En Syrie, 13,5 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire, 6,5 millions de personnes sont déplacées à l’intérieur du pays et plus de 4,2 millions de personnes ont trouvé refuge, essentiellement dans les pays voisins, mais également en Europe où plus de 500 000 personnes ont fui. Jusqu’à présent, le conflit a causé la mort de plus de 250 000 personnes et laissé plus d’un million de victimes dans son sillage.

Ce que les enfants, les femmes et les hommes syriens ont subi depuis 2011 est dramatique. La population civile est l’une des cibles de ce conflit. Elle est victime de bombardements, de violences sexuelles, de disparitions, de déplacements forcés, du recrutement d’enfants-soldats et d’exécutions sommaires. Avec la détérioration de la situation économique et la crise humanitaire qui s’aggrave, la population syrienne déplacée dépend de plus en plus du soutien de personnes et d’organisations à l’extérieur du pays pour répondre à ses besoins.

Les familles qui arriveront au Canada au cours des prochains mois ont été profondément meurtries par la guerre, et elles espèrent y trouver la paix. Le pape François a invité les paroisses du monde entier à ouvrir leurs portes aux réfugiés syriens, et des diocèses un peu partout au Canada répondent à son appel. Des familles, des paroisses, et des groupes communautaires aux quatre coins du pays se préparent à les accueillir afin de leur offrir des raisons d’espérer.

Notre soutien et notre solidarité n’ont jamais été aussi essentiels. Nous pouvons transformer notre compassion en action en allégeant la souffrance de la population et en faisant entendre notre message pour la paix en Syrie. Alors que nous accueillons des réfugiés dans notre pays, nous ne pouvons oublier les millions d’autres personnes qui souffrent actuellement en Syrie, ou qui se sont enfuis et qui vivent désormais dans des conditions précaires dans les pays limitrophes.

Votre don pour la Syrie à Développement et Paix, sera doublé par le programme du gouvernement fédéral afin d’égaler les dons de la population. Il permettra de s’assurer que la population est à l’abri de la faim et du froid grâce à la distribution de paniers de vivres, de couvertures, de matériel de chauffage pour faire face à l’hiver, et de trousses d’hygiène pour les femmes et les enfants. Vos dons à Développement et Paix ont déjà permis à 3000 enfants syriens de retourner à l’école et de recevoir un soutien pour les traumatismes subis. Jusqu’à présent, 1000 agriculteurs en Syrie ont été en mesure de reprendre une production agricole et 10 000 kilos de légumes frais sont préparés et entreposés pour que les familles les plus pauvres qui se trouvent encore en Syrie aient de la nourriture pour l’hiver.

Pour les familles syriennes qui ont trouvé refuge au Liban, en Jordanie, en Turquie et en Irak, Développement et Paix leur fournit des soins de santé, des séances de counseling post-traumatique, une éducation, une aide au logement, des vivres et d’autres produits de première nécessité.

Faites votre don pour la Syrie à Développement et Paix avant le 31 décembre 2015 afin de vous assurer qu’il sera égalé par le gouvernement canadien, doublant ainsi son impact pour soulager la souffrance des personnes qui sont toujours en Syrie et celles qui ont fait le voyage périlleux vers d’autres pays.

Le père Nawras Sammour s.j., directeur du Service jésuite des réfugiés en Syrie, un partenaire important dans l’intervention humanitaire de Développement et Paix dans ce conflit, nous invite à contribuer également au chemin vers la paix en Syrie : « Les Syriens n’arriveront pas à résoudre ce problème par eux-mêmes. La paix ne peut advenir qu’au niveau régional et au niveau international. » 

En février 2014, le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté une résolution demandant l’arrêt des attaques directes et aveugles contre des civils en Syrie et une garantie que l’aide humanitaire atteigne les millions de personnes qui en ont besoin. Près de deux ans plus tard, le conflit armé est plus intense que jamais et les attaques contre des innocents continuent, de même que l’utilisation des armes qui tuent sans discernement.

Les pourparlers de Vienne, qui ont eu lieu cet automne, ont réuni les États-Unis et la Russie, ainsi que l’Iran, l’Arabie saoudite et la Turquie. Il faut espérer que ces pourparlers, qui démontrent une nouvelle volonté de négocier un accord de paix pour la Syrie, se poursuivront à la mi-décembre et ouvriront la voie à la résolution du conflit. 

Le père Nawras nous offre une lueur d’espoir pour un avenir paisible en Syrie : « Faisons tout ce qui est en notre pouvoir afin que la Syrie puisse se renouveler en puisant dans sa propre histoire, et ainsi être accueillante pour tous, comme elle l’a toujours été. » 

Devant ce que l’ONU décrit comme « le plus grand défi humanitaire de notre temps », nous devons faire entendre nos voix et agir contre les causes profondes de ce conflit. Signez notre pétition demandant au gouvernement canadien d’agir pour protéger les civils en Syrie et mettre fin au conflit par la voie diplomatique. 

Ensemble, nous pouvons répondre au cri des Syriennes et des Syriens, en allégeant leurs souffrances, en les accueillant dans notre pays et en agissant pour mettre fin aux causes de toute cette souffrance.