Mots clés ‘Stages QSF’

Une merveilleuse fin de semaine d’échange en brousse

Publié le 29 juin 2011

Après une première semaine passée auprès du CDA (Conseil de Développement d’Andohatapenaka), le groupe de stagiaires Québec sans frontières de Développement et Paix à Madagascar est parti en brousse via la Route Nationale (RN) 4. Plus les kilomètres passaient, plus le paysage nous charmait. La vraie brousse commence à quelques dizaines de kilomètres de la capitale alors que des paysages de campagne authentiques sillonnent les deux côtés de la RN4. Nous avons quitté la route asphaltée à 20km d’Ankazobe et avons pris une route secondaire qui nous a mené jusqu’à un village magnifique où habitent 60 ménages.

Le village d’Ankazomaranitra abrite des paysan.nes immigrant.es originaires de différentes régions de Madagascar. L’association Zoma accompagne ces immigrant.es dans le but de les aider à mieux s’intégrer à leur nouveau milieu de vie. J’ai été personnellement touchée par ce projet, surtout par la persévérance des habitant.es de ce petit village enclavé qui ont accepté de quitter la terre de leurs ancêtres à cause de la forte croissance démographique et de la saturation de leur milieu d’origine. L’association Zoma leur a donné des formations et les a préparés à cette nouvelle installation. Bien qu’un grand travail de mise en valeur et d’apprivoisement des lieux les attendait, la majorité des paysan.nes formé.es ont persévéré et ont appris à aimer leur nouvelle vie et leur nouvelle société. La première promotion d’immigrant.es est arrivée à Ankazomaranitra en 2000. Puisque le village en est maintenant à sa onzième promotion, l’association Zoma arrête d’y envoyer des familles et prépare actuellement un autre village d’immigration offert par l’État.

Le courage et la patience de ces immigrant.es sont admirables, surtout malgré le passage fréquent de voleurs de zébus dans le village. Ils sont actuellement dans l’impossibilité de continuer l’élevage bovin qui leur permettait pourtant de réaliser des travaux champêtres. En outre, Ankazomaranitra  est situé loin des postes de gendarmerie. Ses habitant.es sont alors incapables de se protéger contre les « dahalo »[1]. Malgré tout, ils et elles rayonnent toujours de joie et d’espoir.

Le projet de l’association Zoma est d’une grande importance afin de résoudre le problème de l’exode rural dans le pays. En effet, Madagascar est un pays très dense et présente encore beaucoup d’espaces inhabités. Cependant, la concentration d’une grande majorité de sa population en ville est un poids pour l’économie nationale et augmente l’errance et le chômage. Prenons par exemple Andohatapenaka, où travaille le CDA, notre organisme d’accueil. Il s’agit d’un des quartiers de la capitale où viennent migrer des ruraux généralement analphabètes, non qualifiés, sans terre ni travail. Sa population, comme dans tous les bas quartiers, est la plus pauvre de la capitale. Des projets d’attrait de cette population vers les campagnes malgaches, comme celui de l’association Zoma, pourraient être l’une des solutions à cette pauvreté. Le CDA œuvre dans divers volets socio-économiques de développement d’Andohatapenaka et ses environs mais, seul, il ne peut pas éradiquer la pauvreté extrême dans ce quartier de 70 000 habitant.es. L’appui de projets comme celui de l’association Zoma s’avère très pertinent pour le développement du pays.

Nous souhaitons bon courage aux habitant.es du village d’Ankazomaranitra.

Myriam Rakotozafy, stagiaire à Madagascar

 


[1] Voleur de zébus

Foire communautaire à La Paz

Publié le 22 juin 2011

Nouvelle image 

 

Samedi, 11 juin 2011, La Paz, Bolivie

Ce samedi avait lieu la foire communautaire du réseau d’organismes sociaux du quartier Max Paredes, à La Paz. Diverses thématiques y étaient abordées, notamment la violence conjugale, la consommation excessive d’alcool ainsi que l’importance d’une alimentation saine pour la prévention de la malnutrition chez les enfants et l’apparition de maladies comme le diabète, l’hypertension, l’obésité et les maladies cardiovasculaires chez les adultes. Cette dernière thématique était présentée par le CEPROSI, Centro de Promoción y de Salud Integral, organisme auquel notre groupe QSF est jumelé pour ce stage en Bolivie. L’emphase était mise sur l’alimentation sans viande ni produits laitiers, car lorsque le porte-feuille se fait mince, ce sont de ces aliments coûteux dont on se prive en premier lieu. Comment alors ne pas ressentir la privation et éviter les carences nutritionnelles? Démystifiée, l’alimentation végétalienne est présentée comme un riche alliage de la diversité des grains, des légumineuses, des légumes et des fruits disponibles. De la bouillie d’avoine pour bébé à la banane et à la farine de quinoa (principale céréale de l’alimentation bolivienne) au hamburger de lentilles, les femmes participantes du CEPROSI faisaient déguster leurs recettes et transmettaient leurs apprentissages aux nombreux curieux et curieuses présent.es ce matin-là. Si la question de l’éthique de la consommation de produits d’origine animale n’est pas sur la table, il n’en reste pas moins que la question d’une alimentation saine et équilibrée est mise de l’avant. Surtout lorsque le budget est restreint, quels choix pouvons-nous faire pour bien manger et par extension, bien vivre? “Comer bien para vivir bien”, tel est le slogan de la campagne du CEPROSI sur la souveraineté alimentaire.

Emmélia Blais-Dowdy, stagiaire en Bolivie

Soirée bénéfice

Publié le 01 février 2011

5 à 7 sur le thème de la souveraineté alimentaire et soirée bénéfice le 5 février prochain, organisé par le groupe QSF Bolivie de Développement et Paix!

Consultez l’affiche pour de plus amples informations.

Au plaisir de vous y voir!

Soirée Solidarité Bolivie-Québec

La nouvelle cohorte de stagiaires QSF!

Publié le 24 novembre 2010

Groupes QSF 2010-2011Les 29, 30 et 31 octobre derniers, 17 jeunes participaient à la première fin de semaine de formation de Développement et Paix dans le cadre du programme de stages Québec sans frontières (QSF) 2010-2011. Cette année, deux groupes auront la chance de prendre part à des projets initiés respectivement par des partenaires de la Bolivie et de l’Afrique.

Ces jeunes se sont prêtés avec enthousiasme aux différentes formations qui leur ont permis, entre autres, de découvrir l’organisme Développement et Paix et sa campagne actuelle « L’eau pour tous. Une question de justice! » encourageant l’établissement de zones libres d’eau embouteillée.  Aussi, ils ont pu mieux saisir les enjeux entourant les relations Nord-Sud et comprendre les étapes et les composantes d’un stage QSF. La bonne humeur, le partage d’expériences et des échanges enrichissants étaient au rendez-vous et, déjà, des liens se sont tissés parmi les personnes stagiaires. Malgré la fatigue et la grand quantité d’information transmise au cours des ateliers de la fin de semaine, les personnes stagiaires sont reparties de cette formation avec des idées plein la tête et entreprendront très bientôt leur collecte de fonds, de façon individuelle et en groupe.

Cette formation a donc marqué le coup d’envoi de l’aventure QSF 2010‑2011, qui ne fait que commencer : restez à l’affût pour avoir, grâce au blogue, la chance de connaître un peu plus ces stagiaires et de les suivre tout au long de la période pré‑départ, du séjour terrain ainsi qu’au retour!

Mylène Ouellet
Stagiaire QSF, groupe Bolivie

Un documentaire à voir sur la Radio Cutivalu au Pérou!

Publié le 13 novembre 2010

Groupe QSF Pérou 2009À l’été 2009, sept Québécois et Québécoises ont réalisé un stage Québec sans frontières auprès de la Radio Cutivalú, une radio affiliée à la Coordinadora Nacional de Radio (CNR), partenaire de DÉVELOPPEMENT ET PAIX au Pérou.

Dans le cadre de leur stage, le groupe de stagiaires a réalisé et produit un documentaire portant sur le travail qu’accomplit Radio Cutivalú. Le documentaire d’une dizaine de minutes présente trois organismes soit, Manitos creciendo, l’Asociación de Mujeres Mara Carina et les regroupements de cultivateurs dans la région de Piura.

L’organisme Manitos creciendo œuvre auprès d’adolescents qui travaillent au marché local et vise à leur offrir une formation professionnelle menant à un emploi avec des conditions plus intéressantes. L’association de femmes Mujeres Mara Carina, lutte quant à elle pour l’égalité des sexes en donnant des formations aux femmes sur des thématiques telles que les droits humains et la citoyenneté. Quant aux cultivateurs de la région de Piura, ils nous expliquent dans ce documentaire pourquoi ils se sont regroupés et comment ils défendent leurs droits et leur environnement vis-à-vis les multinationales pour conserver leurs terres agricoles. Bon visionnement!

La CNR et la Radio Cutivalu

Chapeautant 49 radios communautaires et 27 centres de communication au Pérou, la CNR se veut une institution sans but lucratif qui supporte les efforts des stations radios péruviennes plus «petites», plus «marginales» et plus «alternatives» dans le but de promouvoir et de valider de manière décentralisée les expériences de communications radios orientées vers la construction d’une culture de la vie et du dialogue en faveur de la justice et de la paix.

C’est dans ce contexte que s’inscrivent les activités de Radio Cutivalú. La station basée à Piura, capitale et métropole du département du même nom, est membre de la CNR et diffuse une programmation autour de trois axes principaux : démocratiser l’information et l’opinion, promouvoir la participation active des hommes et des femmes et promouvoir l’égalité des sexes.


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