À l’été 2010, Alexis, Audrey, Janiève, Jinnie, Pierre-Olivier, Raïsa et Rouslana partaient en stage au Rwanda afin d’appuyer le COCOF, le Conseil consultatif des femmes, alors partenaire de Développement et Paix. Au fil des rencontres, ils-elles découvrent un Rwanda surprenant, en pleine ébullition, où les femmes investissent de différentes façons le champ de l’engagement social. Elles-ils nous partagent ici différentes réalités rencontrées lors de leur séjour. 3 capsules vidéo, 3 façons d’aller à la rencontre du Rwanda.
Une école dans les collines
Léoncie a un rêve : offrir aux enfants handicapés une école adaptée à leurs besoins. Armée de courage et de persévérance, elle parvient à convaincre le gouvernement de participer à son projet et la première école rwandaise pour enfants handicapés voit le jour. Les défis sont énormes mais l’espoir est là!
Fleurs de palabre
Trois femmes, trois destins. Marcelline est une étudiante qui oeuvre dans une clinique de dépistage du VIH-SIDA. Elle raconte les problèmes de prévention, nous parle de ses rêves et de ses espoirs. Léoncie est une militante qui travaille auprès des démunis. Elle raconte ses combats et ses engagements, les progrès et les défis du Rwanda. Vestine est une jeune enseignante de province. Passionnée, elle partage sa foi en l’éducation, et fait part de sa méfiance envers une jeunesse rwandaise parfois trop attirée vers le matérialisme et le confort facile de l’Occident.
Citizen Kagame
Adulé à travers le monde pour la façon avec laquelle il a propulsé le développement du Rwanda, le Président Kagame est aussi décrié pour ses méthodes autocratiques et violentes. Nous retraçons ici les mois précédant l’élection présidentielle de 2010, durant lesquels des opposants sont emprisonnés, parfois assassinés. Gertrude, directrice d’une organisation de défense des droits humains à Kigali, témoigne des défis que rencontrent les militants pour les droits humains. Puis Emmanuel Hakizimana, un expatrié rwandais qui enseigne dans deux universités québécoises, nous confie sa vision de la situation politique au pays des Mille Collines.
Il ne reste que quelques jours pour postuler à l’un de nos stages Québec sans frontières! Devenez personne accompagnatrice ou stagiaire pour l’un de nos stages à Madagascar ou au Brésil! La date limite pour postuler à titre de personne accompagnatrice est le 1er septembre et celle pour déposer sa candidature à titre de stagiaire, le 9 septembre. Faites vite!
Être âgé de 18 ans (au début du séjour terrain) à 35 ans (à la date limite d’inscription du stage).
Avoir son domicile permanent au Québec depuis au moins un an.
Posséder le statut de citoyen canadien ou de résident permanent.
Ne pas avoir participé à un stage similaire de plus de six semaines (pour le stage à Madagascar).
Connaissances et/ou intérêts pour le domaine de l’économie sociale et solidaire (pour le stage au Brésil).
Volet Accompagnement
Vous avez déjà participé à un stage Québec sans frontières ou avez plusieurs expériences dans un pays du Sud? Vous avez envie de vous engager à nouveau dans une expérience internationale et avez envie d’accompagner un groupe?
Devenez personne accompagnatrice pour un de nos stages! Ce projet vous permettra de mettre à profit votre expérience à l’étranger et votre leadership!
La personne accompagnatrice agit à titre de responsable de groupe durant toute la durée du séjour. Elle encadre les personnes stagiaires, veille au bon déroulement du projet et représente DÉVELOPPEMENT ET PAIX sur le terrain.
Les exigences pour accompagner un groupe:
Être âgé (e) d’au moins 21 ans (au début du séjour à l’étranger)
Avoir son domicile permanent au Québec depuis au moins un an.
Posséder la citoyenneté canadienne ou le statut de résidence permanente.
Détenir un diplôme de secondaire (D.E.S).
La maîtrise du portugais est essentielle pour le stage au Brésil.
Avoir déjà participé à un stage Québec sans frontières (atout).
Avoir une ou plusieurs expérience(s) de groupe à son actif (atout).
Pour faire application à titre de stagiaire, il suffit de remplir le formulaire de participation y joindre une lettre de motivation et faire parvenir le tout avant le 9 septembre 17h.
Pour faire application à titre de personne accompagnatrice, il suffit de remplir le formulaire d’accompagnement, y joindre son curriculum vitae et une lettre de motivation et faire parvenir le tout avant le 1er septembre 17h.
Andohatapenaka : nom complexe pour un quartier aux réalités qui le sont tout autant. C’est ici que depuis deux mois déjà, nous évoluons au gré de la vie quotidienne de cet endroit. Celui qui, d’après son appellation de bas quartier, revêt plusieurs merveilles humaines. En effet, dans ses labyrinthes mystérieux, nous croisons des regards profonds et des enfants ravis de nous saluer. Ceux-ci grandissent et jouent à travers les eaux stagnantes, les abris précaires et les cailloux avec lesquels ils se créent des histoires. Les Malgaches que nous croisons nous regardent toujours droit dans les yeux, esquissent un franc sourire vers nous. Malgré la dûreté de la vie d’Andohatapenaka, les nombreux préjugés qui le visent et la hiérarchie qui ne manque pas de compliquer les choses, nous observons chez les habitants une force du cœur et une créativité manifeste pour se sortir de la misère. Ils sont inspirants, ces gens de tous les teints, aux cheveux frisés, lisses ou crépus, costauds ou chétifs.
Autour d’eux, des organismes comme le CDA (Conseil de Développement d’Andohatapenaka) se veulent des lieux de partage, où l’on accueille et invente les solutions. Cependant, certains n’ont pas la force, ni les moyens de s’y rendre et nous descendons à leur rencontre, quelque part dans le labyrinthe. Chaque matin, lors des activités de sensibilisation, nous découvrons d’autres chemins qui mènent vers d’autres terrains boueux qui fourmillent de vie. Les enfants accourent vers nous, puis nous tentons de notre mieux pour animer un bricolage ou un jeu. Parfois ils se battent, souvent, ils crient. Parce que tous revendiquent de l’attention, une feuille de papier, un regard, et qu’ici les ressources se font rares. Nous repartons épuisés, mais la tête pleine de questions et de leçons de vie.
Aucun peintre ne saurait faire un seul portrait représentatif d’Andohatapenaka : il lui faudrait représenter toutes les scènes de vie, de désespoir, de violence, de solidarité, de courage, d’inspiration et de tristesse dont nous sommes les témoins privilégiés, secoués par toutes ces réalités.
Je suis bien consciente qu’il nous faudrait des années pour saisir la complexe réalité de ce quartier et de ses habitants. Je n’ai que l’humble souhait que nous puissions donner une voix à ses visages, pour qu’ils ne restent pas que simples personnages d’un tableau trop superficiel et que l’on ne saisisse pas leur infinie profondeur. J’espère que nous laisserons ici un sentiment de revalorisation et d’importance, chez ces gens que nous saluons matin et soir. Ils n’ont souvent personne pour porter leur message et nous tenterons humblement de l’entendre et de le faire écouter aux gens de chez nous. Ils nous ont livré un trésor et ce sera à nous de le transformer. Merci d’avance de votre écoute.
Stéphanie Verdon, accompagnatrice stage QSF Madagascar, été 2011.
BIMTT, Birao Ifandraisan’ny Mpampiofana eo amin’nyTontolon’nyTantsaha est une ONG qui a comme mandat de sensibiliser, d’informer et de soutenir les travailleurs de la terre désireux d’expérimenter de nouvelles techniques ou de s’unir en coopérative.
L’organisme, fondé en 1975, est une association à caractère œcuménique regroupant l’Église Catholique Romaine, l’Église Protestante FJKM, l’Église Episcopale Malagasy et l’Église Luthérienne Malagasy. Elle œuvre sur toute l’Ile de Madagascar, auprès des paysans.
Le BIMTT valorise donc le métier d’agriculteur, puisque l’urbanisation grandissante de la capitale malgache engendre de nombreux problèmes sociaux (pauvreté, criminalité, pollution ……..).
Le BIMTT produit aussi un bulletin bimensuel « Tantely » en français et malgache, visant à instruire les populations rurales sur les techniques agricoles, les nouvelles des villages et celles des centres membres et à mettre les actualités à la disposition de ses lecteurs.
Nous avons eu l’occasion, avec des membres du CDA et de l’association Zoma, qui encourage le retour à la terre des gens qui ont des problèmes financier et économique en ville et ceux qui étaient victimes de l’exode rural, de nous rendre dans un site baptisé Ankazomaranitra, un village minuscule qui abrite environ 35 familles.
Neuf de ces familles ont hébergé chacun un visiteur dont nous les jeunes QSF, un membre du CDA et une stagiaire du BIMTT. Celles-ci nous ont accueillis la fin de semaine du 11 et 12 juin 2011. Nous avons pu côtoyer ces touchants habitants. Ils nous ont reçu avec des chansons, des repas succulents et nous ont chaleureusement hébergés. Nous les remercions du fond du cœur, ainsi que BIMTT, pour cette rencontre humaine et inoubliable. Nous leur souhaitons bonne chance dans leurs futurs projets et que leur vie demeure paisible au creux des montagnes.
Par Mylène Ouellet 25 et 26 juin 2011, Caracollo, Bolivie Durant une fin de semaine, le groupe de stagiaires Québec sans frontières en Bolivie a vécu une expérience unique: travailler à la récolte de quinoa avec des producteurs de la petite ville de Caracollo. Ce fut l’occasion de comprendre la réalité des producteurs qui travaillent très dur afin que cet aliment riche en protéines et minéraux puisse être consommé par la population. Ceux-ci travaillent 7 jours par semaine, de 6h à 19h tout en composant avec les aléas de la nature. De plus, toutes les étapes sont réalisées à la main: semences, récolte, pilage, lavage et triage des grains. Et malheureusement pour les producteurs, il est très difficile de vendre leur produit à un juste prix. Par exemple, en Bolivie, une livre de quinoa se vend à environ 10 Bolivianos (l’équivalent d’environ 1,25$ Canadiens). En effectuant une comparaison avec le prix de la quinoa au Canada, on comprend bien vite que des intermédiaires s’en mettent plein les poches, au détriment des producteurs qui effectuent un travail érintant jour après jour. Et les problèmes sont nombreux: manque d’eau pour irriguer les champs, besoin de machineries agricoles et difficulté –voire impossibilité– d’accéder au marché ou d’effectuer des exportations de leur produit.
Ainsi, c’est une réalité choquante à laquelle nous avons été confrontés et nous avons fait face à un triste sentiment d’injustice. Une question s’est alors posée: que pouvons-nous faire afin d’appuyer et aider les producteurs dans leurs luttes quotidiennes? Si la réponse semble simple, c’est-à-dire favoriser le commerce équitable, il n’en demeure pas moins qu’une faible proportion des producteurs connaissent cette opportunité ou encore y ont accès. Bref, beaucoup de chemin reste à faire afin que les producteurs de quinoa puissent sortir de l’ombre.