Dans le cadre du Sommet des Peuples Rio+20
- Atelier de la délégation québécoise sur le Plan Nord -
Une présentation rapide de ce qu’est le Plan Nord nous a fait comprendre les enjeux débattus par les différents partis, soit, le gouvernement avec sa soif de richesse, et les groupes sociaux et environnementaux qui militent pour le respect des communautés autochtones et occidentales du Nord et de la Terre Mère.
Afin de peser dans la balance, des personnes participantes d’un peu partout dans le monde, entre autre de la République démocratique du Congo et du Brésil, sont venues partager avec les Québécois et Québécoises leur expérience d’accaparement des terres par des entreprises extractrices. En connaissant mieux les conséquences liées à l’arrivée de telles entreprises, il est clair que le Plan Nord doit être sévèrement encadré et sous surveillance; non seulement par le gouvernement, mais aussi par les populations concernées.
Durant l’atelier, des jeunes représentantes de communautés autochtones du Nord du Québec ont affirmées ne pas être consultées par le gouvernement et que seules les communautés Innues et Cris le sont. Ceci n’est pas représentatif de l’ensemble des Autochtones du Québec et donc considéré comme une injustice sociale puisque les réels besoins de tous et toutes ne sont pas pris en considération.
Les différents groupes présents ont souhaité particulièrement prendre le temps de réfléchir sur la question afin de s’assurer que le Plan Nord se fasse dans le respect de la population et de la Terre Mère.
Comme nous l’a si bien dit une jeune Innue présente à l’atelier: ″La Terre Mère ne nous appartient pas, nous lui appartenons″!
Vous arrive-t-il d’oublier de fermer le robinet lorsque vous vous brossez les dents? Nous sommes tous et toutes humains et humaines, n’est-ce pas?
Trente milles litres d’eau par minute, c’est de leur côté ce que les grandes entreprises multinationales minières utilisent pour être en opération. Trente mille litres, par minute. Incroyable!
Comment faire pour avoir accès à autant d’eau? Les entreprises détournent toutes les sources d’eau d’un territoire donné, lacs, rivières, ruisseaux, souvent les seules sources d’eau potable, pour les faire dévier vers leurs entreprises. Par ailleurs, les produits chimiques utilisés par ces industries polluent les sols et tuent la biodiversité de l’environnement.
Mais qui en payent le prix?
À travers des ateliers sur la thématique de l’eau et des mines, plusieurs personnes militantes des Philippines, de la Bolivie, du Pérou et du Sénégal ont témoigné de la situation dans leur pays pour dénoncer l’appropriation de cette ressource vitale à des fins économiques, alors que les populations déjà vulnérables ont besoin de cette eau pour vivre. « Tout l’or du monde ne vaut pas l’eau de tout un village », nous a-t-on rappelé.
Ces témoignages rappellent que les actions personelles sont bienvenues et nécessaires, mais surtout, qu’il est impératif de militer pour un système économique dans lequel l’économie sera au service des personnes humaines et de la nature.
Voici une photo avec Frances Quimpo, du Center for Environmental Concerns (CEC), partenaire de Développement et Paix aux Philippines. Nous avons eu la surprise de la croiser au sommet et de nous faire inviter dans un des ateliers sur les mines!
Le long du Chemin des arts au site du Cύpola dos povos (le Sommet des peuples), plusieurs expositions s’y retrouvent pour démontrer de façon visuelle ou auditive les défis auxquels font face nos amis du Sud. Plus particulièrement, nous remarquons une expo d’une forêt brulée. Pour ceux qui ne le savent pas, mettre feu aux forêts ou aux terres traditionnelles est une stratégie des grandes corporations pour chasser les habitants et prendre leurs terres.
À tous les jours nous passons l’expo du MST, Mouvement des travailleurs ruraux sans terre, un partenaire de Développement et Paix, sans toutefois nous présenter. Quelle chance – on nous demande de goûter des graines de cacao pur – c’est l’occasion parfaite ! Avec le peu de portugais que nous connaissons, nous tentons d’expliquer à notre « companheiro » que notre délégation visitera l’école nationale du MST la semaine prochaine !
« Esperar ! » (Attendez !)
On nous remet un plat de plantain et de viande.
« Quanto custa ? » (Ça coûte combien ?)
« Nᾶo, AMIGAS !!! » (Non, vous être mes amies !)
Un simple sourire avec la moindre mention de notre partenariat, et nous sommes des amigos !
titre: Cultiver bio et prendre sa place comme femme
tags: culture biologique, agriculture, genre et développement, Chine, Asie, renforcement des capacités
Au premier jour du sommet des peuples, j’ai la chance d’assiter à une table-ronde ayant pour titre «Entre l’État et le marché : stratégie des femmes chinoise pour l’économie et l’écologie»
Le professeur Zhao Huiyan nous raconte, photos à l’appui, comment son université se rend dans des régions rurales éloignées de la provinde shaanxi pour donner des cours du soir en techniques agricoles biologiques et de gestion des catastrophes naturelles aux villageoises. Pourquoi seulement aux femmes? D’abord pour remettre entre leurs mains un pouvoir économique et social qui leur est traditionellement refusé. Ensuite parce que le soin des plantations leur est souvent dévolu, les hommes de cette région étant presque tous partis en ville pour trouver du travail.
L’agriculture biologique leur permet de se nourrir en écoulant leurs produits sur le marche local. Mieux encore : plusieurs des diplômées ont tellement augmenté leur revenus qu’elle ont pu réunir leur famille: les hommes sont rentré chez eux et travaillent eux aussi à la production agricole! Entre-temps, ces femmes sont devenues des expertes honorées et respectées, raconte Mme Zhao. Elle nous montre la photo d’un colloque rural ou des agriculteurs consultent les diplômées.
Ces communautées cheminent ainsi à petits pas vers une culture d’égalité des genres. Mme Zhao nous raconte avec enthousiasme que plusieurs diplomées ont été élues dans des postes de décision. Dans un contexte où la revendication politique est difficile, ces femmes solidaires prennent leur place sur le marché afin d’obtenir le poid politique auquel elles ont droit.
Titre de la table-Ronde: «Between the State and Market: Chinese women strategizing for economic and environmentaltags: culture biologique, agriculture, genre et développement, Chine, Asie, renforcement des capacités
Au premier jour du Sommet des Peuples, j’ai la chance d’assister à une table-ronde ayant pour titre «Entre l’État et le marché : stratégie des femmes chinoise pour l’économie et l’écologie»
Le professeur Zhao Huiyan nous raconte, photos à l’appui, comment son université se rend dans des régions rurales éloignées de la province de Shaanxi pour donner des cours du soir en techniques agricoles biologiques et de gestion des catastrophes naturelles aux villageoises. Pourquoi seulement aux femmes? D’abord pour remettre entre leurs mains un pouvoir économique et social qui leur est traditionellement refusé. Ensuite parce que le soin des plantations leur est souvent dévolu, les hommes de cette région étant presque tous partis en ville pour trouver du travail.
L’agriculture biologique leur permet de se nourrir en écoulant leurs produits sur le marché local. Mieux encore : plusieurs des diplômées ont tellement augmenté leur revenus qu’elle ont pu réunir leur famille: les hommes sont rentrés chez eux et travaillent eux aussi à la production agricole! Entre-temps, ces femmes sont devenues des expertes honorées et respectées, raconte Mme Zhao. Elle nous montre la photo d’un colloque rural ou des agriculteurs consultent les diplômées.
Ces communautées cheminent ainsi à petits pas vers une culture d’égalité des genres. Mme Zhao nous raconte avec enthousiasme que plusieurs diplomées ont été élues dans des postes de décision. Dans un contexte où la revendication politique est difficile, ces femmes solidaires prennent leur place sur le marché afin d’obtenir le poid politique auquel elles ont droit.
Titre de la table-Ronde: «Between the State and Market: Chinese women strategizing for economic and environmental».
Pour suivre les textes des déléguées anglophones, suivez ce lien.
Par Janelle de Rocquigny, Ariane Collin, Mélodie Grenier et Nadine Hassanaly
Voici les quatre déléguées francophones !
-- Ariane Collin, 29 ans
Je suis impliquée à Développement et Paix depuis 2007. J’ai étudié en architecture, permaculture et développement rural intégré et je suis aujourd’hui agente de pastorale sociale dans la Petite-Patrie (Montréal). Au moment où des décisions cruciales se prennent à Rio+20, les peuples du monde se sont donnés un rendez-vous pour partager et réfléchir ensemble à partir de ce qu’ils vivent. Je suis reconnaissante d’avoir la chance de faire partie de cette belle œuvre, qui a tant à apporter au monde en témoignages, en idées, en réseaux de solidarité et surtout en foi dans l’avenir des humains et de la terre !
--Nadine Hassanaly
Je suis originaire de Madagascar et je suis impliquée à Développement et Paix depuis 2008, spécifiquement au groupe du comité d’action du diocèse de Québec. Je travaille à la CSST (Commission de la santé et de la sécurité du travail). Pour moi, le Sommet des Peuples Rio+20 représente une expérience de formation unique pour acquérir des nouvelles connaissances sur les enjeux mondiaux liés à l’environnement et la justice sociale.
-- Mélodie Grenier
J’ai 29 ans et je suis étudiante en Immigration, minorité ethnique et relation interethnique. Je suis impliqué auprès de Développement et Paix depuis 2009 suite à un stage de Québec sans frontières. Le Sommet des Peuples Rio+20, c’est l’opportunité d’en apprendre plus sur les enjeux sociaux en liens avec les changements climatiques et le comportement de certains.es acteurs.trices et d’acquérir des outils de sensibilisation du public.
-- Janelle de Rocquigny (certains me connaissent au nom de Janelle Delorme – oui, je suis mariée!)
J’ai 28 ans et je suis Franco-Manitobaine Métisse. Je suis étudiante à la maîtrise en santé communautaire et je travaille à temps partiel en recherche. Je suis impliquée à Développement et Paix depuis 1995. Le Sommet des peuples est une occasion pour moi de me sensibiliser aux défis auxquels font face la majorité des citoyens du monde quant à l’accès à l’eau, la souveraineté alimentaire, le droit aux terres, etc. Je suis excitée de pouvoir partager toutes mes expériences à mon retour !
Pour le texte de présentation des déléguées anglophones, suivez ce lien!