Par Janelle de Rocquigny, Ariane Collin, Mélodie Grenier et Nadine Hassanaly
Voici les quatre déléguées francophones !
-- Ariane Collin, 29 ans
Je suis impliquée à Développement et Paix depuis 2007. J’ai étudié en architecture, permaculture et développement rural intégré et je suis aujourd’hui agente de pastorale sociale dans la Petite-Patrie (Montréal). Au moment où des décisions cruciales se prennent à Rio+20, les peuples du monde se sont donnés un rendez-vous pour partager et réfléchir ensemble à partir de ce qu’ils vivent. Je suis reconnaissante d’avoir la chance de faire partie de cette belle œuvre, qui a tant à apporter au monde en témoignages, en idées, en réseaux de solidarité et surtout en foi dans l’avenir des humains et de la terre !
--Nadine Hassanaly
Je suis originaire de Madagascar et je suis impliquée à Développement et Paix depuis 2008, spécifiquement au groupe du comité d’action du diocèse de Québec. Je travaille à la CSST (Commission de la santé et de la sécurité du travail). Pour moi, le Sommet des Peuples Rio+20 représente une expérience de formation unique pour acquérir des nouvelles connaissances sur les enjeux mondiaux liés à l’environnement et la justice sociale.
-- Mélodie Grenier
J’ai 29 ans et je suis étudiante en Immigration, minorité ethnique et relation interethnique. Je suis impliqué auprès de Développement et Paix depuis 2009 suite à un stage de Québec sans frontières. Le Sommet des Peuples Rio+20, c’est l’opportunité d’en apprendre plus sur les enjeux sociaux en liens avec les changements climatiques et le comportement de certains.es acteurs.trices et d’acquérir des outils de sensibilisation du public.
-- Janelle de Rocquigny (certains me connaissent au nom de Janelle Delorme – oui, je suis mariée!)
J’ai 28 ans et je suis Franco-Manitobaine Métisse. Je suis étudiante à la maîtrise en santé communautaire et je travaille à temps partiel en recherche. Je suis impliquée à Développement et Paix depuis 1995. Le Sommet des peuples est une occasion pour moi de me sensibiliser aux défis auxquels font face la majorité des citoyens du monde quant à l’accès à l’eau, la souveraineté alimentaire, le droit aux terres, etc. Je suis excitée de pouvoir partager toutes mes expériences à mon retour !
Pour le texte de présentation des déléguées anglophones, suivez ce lien!
Au mois d’août dernier, j’ai eu la chance d’accompagner le groupe de jeunes membres de DÉVELOPPEMENT ET PAIX lors d’un séjour d’immersion aux Philippines. Sur le terrain durant deux semaines, nous avons entre autre pu constater les efforts de Urban Poor Associates (UPA) afin de lutter contre la pauvreté urbaine. Partenaire avec DÉVELOPPEMENT ET PAIX depuis 1996, les travailleurs et travailleuses d’UPA nous ont reçus les bras ouverts et nous ont accompagnés quelques jours dans les communautés de base touchées par des enjeux tels que la protection des droits liés au logement et la prévention des évacuations et démolitions illégales.
Baseco est une des communautés urbaines pauvres de Manille que nous avons visitée, un endroit qui touche droit au cœur. Bien que Baseco puisse sembler à première vue assez chaotique, avec ses rues de vase et ses maisons construites avec des matières réutilisées, trouvées tant bien que mal, parfois même dans les poubelles, nous avons rencontré à Baseco des leaders communautaires mobilisés et motivés à faire de cet endroit leur territoire légal et surtout, viable. Grâce à l’appui d’UPA, et surtout, grâce à la mobilisation et la participation des citoyens et citoyennes, la communauté de Baseco a obtenu plusieurs victoires, dont l’accès à l’eau et à l’électricité.
Malgré tout, les raisons de se mobiliser et de poursuivre la lutte existent toujours: vivre en milieu pauvre urbain comporte constamment des risques, notamment une grande vulnérabilité face aux probables catastrophes naturelles. Baseco est construit à proximité du port de Manille. La fragilité des installations et des maisons présente un risque de dévastation par des événements imprévus. Lorsque nous avons séjourné à Baseco, Georgie Tenelete, président et leader de Kabalikat (l’organisation communautaire de Baseco), nous a expliqué de quelle manière un incendie avait ravagé la communauté en janvier dernier, affectant directement plus de 300 familles déjà vulnérables. Les leaders de Baseco, appuyés par UPA, ont retroussé leurs manches en mettant sur pied un projet de reconstruction et d’appui à la communauté.
C’était pour nous une grande opportunité de partager les luttes, les désespoirs mais aussi les réussites avec les habitants et habitantes de la communauté de Baseco, et surtout émouvant de constater que même devant l’adversité, le courage et la détermination l’emportent.
Témoignage de Marie-Hélène Roy
Agente de programmation jeunesse à DÉVELOPPEMENT ET PAIX
Visionnez la vidéo réalisée par UPA sur le travail de reconstruction dans la communauté de Baseco: