Mots clés ‘Partenaires au Nord’
Pour faire en sorte que le gouvernement reviennent sur sa décision, je vous propose d’écrire à la ministre de la Coopération internationale, Beverley Oda, et à votre député fédéral. Pour plus d’informations, je vous invite à
Deux péruviens en stage au Québec!
Bienvenue à Narda Sofia Miranda Arista et Carlos Fernandez Cueva, qui ont mis les pieds en terre québécoise et canadienne pour la première fois la semaine dernière!
Développement et Paix est très heureux d’accueillir pour une énième fois des personnes stagiaires péruviennes provenant de la Coordination nationale de Radio (CNR), un partenaire de Développement et Paix au Pérou. C’est dans le cadre du programme Québec sans frontières que Développement et Paix a l’opportunité d’offrir à Narda et Carlos un stage au Québec, en partenariat avec Radio Centre-Ville. Narda et Carlos auront l’opportunité de participer au travail de Radio Centre-Ville durant deux mois et demi, et donc d’apprendre davantage sur le fonctionnement des radios communautaires au Québec, leur domaine professionel dans leur pays. Permettez-nous de vous les présenter un peu plus!
Narda travaille comme journaliste dans une radio communautaire membre de la CNR, Chami Radio. Cette radio, créée il y a 6 ans et diffusée dans la province d’Utuzco (région de La Libertad), travaille entre autres sur les thèmes des droits humains, de l’éducation, de l’environnement et de la participation citoyenne. Son slogan est « Chami Radio, señal de libertad » (Chami Radio, signe de liberté). Narda s’implique principalement dans la programmation des nouvelles locales, nationales et internationales de Chami Radio.
De son côté, Carlos travaille à la Radio Amazonica, aussi membre de la CNR, diffusée dans la province de Satipo (région de Junin). Radio Amazonica est une radio communautaire, et également rurale, dont la mission est grandement orientée vers la sauvegarde et la promotion des nombreuses cultures autochtones de la Selva (la jungle). Les principales thématiques de la radio sont l’environnement, la santé, la médecine traditionnelle et la promotion de la culture. Carlos travaille principalement à l’animation et l’édition des émissions radiophoniques et participe aussi à l’aspect technique de la diffusion. Le slogan de la Radio est le suivant : « Radio Amazonica, una radio para todas las voces » (« Radio Amazonica, une radio pour toutes les voix »).
Leurs objectifs de stage? Nos deux invités répondent qu’ils souhaitent, par le biais de cette expérience, acquérir de nouvelles connaissances ainsi que de la formation, connaître d’autres réalités en lien avec la réalisation de programmes radiophoniques et acquérir une analyse plus approfondie de leur pays et du monde. À leur retour au Pérou, ils souhaitent apporter de nouveaux points de vue et de nouvelles idées au sein de leurs radios et communautés respectives.
Depuis leur arrivée..
Narda et Carlos ont eu l’occasion de rencontrer le personnel de Développement et Paix et de Radio Centre-Ville, et ont aussi intégrer leurs familles d’accueil. Ils ont eu l’opportunité de visiter quelques coins de Montréal accompagnés de jeunes membres de l’organisme en plus de participer à un atelier de français; ils nous saluent maintenant avec fierté en français!
Suite à ces quelques moments d’acclimatation, de visites, de découvertes et d’exclamation, leurs premières impressions du Québec sont assez variées…
« Il y a beaucoup d’édifices, et ils sont très grands ! C’est un peu épeurant de se perdre dans la ville de Montréal… surtout dans le métro ! »
« Il y a vraiment une grande diversité culturelle à Montréal ! »
et bien sûr, le sujet typique qui fait tant jaser au Québec… la température! Voici ce qu’ont exprimé nos deux invités:
“Il fait froid!!!” (… encore ont-ils la chance de ne pas être arrivés en plein mois de janvier !)
Nous souhaitons donc la bienvenue à Narda et Carlos et espérons que leur séjour au Québec sera une expérience inoubliable!
Action pour Kairos: Initiative du groupe de Chicoutimi
L’ACDI annule le financement à Kairos, des actions à prendre !
La décision du gouvernement canadien de couper le financement de Kairos, initiatives œcuméniques canadiennes pour la justice, aura des conséquences dramatiques pour les partenaires de cet organisme à l’étranger et sur les milliers de personnes marginalisées des communautés locales qu’il appuie.
Kairos est une organisation non gouvernementale de nature religieuse et regroupe les sept plus importantes Églises chrétiennes au Canada et des organismes rattachés à ces Églises. Elle travaille sur un grand nombre de questions touchant la justice sociale et les droits humains en Afrique, en Asie, en Amérique latine et au Moyen-Orient. Développement et Paix est membre de cette organisation.
Le 30 novembre 2009, un représentant de l’Agence canadienne de développement international (ACDI) a téléphoné à la directrice générale de Kairos, Mme Mary Corkery, pour lui annoncer qu’elle ne renouvellerait pas son financement à Kairos. On lui a dit que le programme de cet organisme ne correspondait plus aux priorités de l’ACDI. Pourtant, en février 2009, Kairos avait eu une évaluation positive de la part de cette agence gouvernementale et le programme de l’organisme correspondait aux priorités qu’elle avait énoncées. De plus, la proposition présentée a été approuvée à toutes les étapes antérieures du processus d’examen. Comment l’ACDI a-t-elle pu changer aussi rapidement ses priorités sans préavis ?
Les programmes internationaux, auxquels contribuait l’ACDI, bénéficiaient de fonds de contrepartie provenant des Églises membres de Kairos, d’organisations rattachées aux Églises et d’autres donateurs. KAIROS, ainsi que les coalitions œcuméniques qui lui ont donné vie il y a huit ans, ont reçu du financement de l’ACDI depuis 1973, pour appuyer des partenaires qui travaillent dans des régions du monde où les violations des droits humains sont les plus révoltantes.
« Ces coupures n’ont pas seulement des conséquences à l’étranger, elles affectent aussi les Canadiennes et les Canadiens », affirme Mme Corkery. « Kairos fait un travail d’éducation auprès du grand public concernant l’engagement du Canada à l’égard du développement international. Notre travail à travers le pays et à l’étranger reflète les valeurs canadiennes que sont la défense des droits humains, et il s’appuie sur d’excellentes analyses fournies par nos partenaires dans les pays du Sud ».
Cette situation semble confirmer la crainte que la décision de retirer les fonds de cet organisme repose sur des décisions partisanes et politiques et non sur des normes établies. Celles-ci consistent à dispenser efficacement l’aide et à poursuivre les objectifs stratégiques de l’ACDI énoncés dans la Loi sur la responsabilité en matière d’aide au développement officiel. Comment d’autres ONGs qui attendent un financement pourront-elles faire confiance au processus décisionnel ?
Pour faire pression sur le gouvernement afin que l’ACDI revienne sur sa décision, différentes actions vous sont proposées au http://kairoscanada.org/.
Jean-François Langlais
Membre de Développement et Paix à Chicoutimi
jean-francois.langlais@devp.org