Mots clés ‘Justice écologique’

Atelier sur le Plan Nord, du Québec à Rio

Publié le 11 juillet 2012

Dans le cadre du Sommet des Peuples Rio+20
- Atelier de la délégation québécoise sur le Plan Nord -

Une autochtone du Qc ouvre l'atelier avec un chant autochtoneUne présentation rapide de ce qu’est le Plan Nord  nous a fait comprendre les enjeux débattus par les différents partis, soit, le gouvernement avec sa soif de richesse, et les groupes sociaux et environnementaux qui militent pour le respect des communautés autochtones et occidentales du Nord et de la Terre Mère.

Afin de peser dans la balance, des personnes participantes d’un peu partout dans le monde, entre autre de la République démocratique du Congo et du Brésil, sont venues partager avec les Québécois et Québécoises leur expérience d’accaparement des terres par des entreprises extractrices. En connaissant mieux les conséquences liées à l’arrivée de telles entreprises, il est clair que le Plan Nord doit être sévèrement encadré et sous surveillance; non seulement par le gouvernement, mais aussi par les populations concernées.

Plan Nord- témoignage de personnes autochtones du QcDurant l’atelier, des jeunes représentantes de communautés autochtones du Nord du Québec ont affirmées ne pas être consultées par le gouvernement et que seules les communautés Innues et Cris le sont. Ceci n’est pas représentatif de l’ensemble des Autochtones du Québec et donc considéré comme une injustice sociale puisque les réels besoins de tous et toutes ne sont pas pris en considération.

Les différents groupes présents ont souhaité particulièrement prendre le temps de réfléchir sur la question afin de s’assurer que le Plan Nord se fasse dans le respect de la population et de la Terre Mère.

Comme nous l’a si bien dit une jeune Innue présente à l’atelier: ″La Terre Mère ne nous appartient pas, nous lui appartenons″!

Trente milles litres d’eau par minute

Publié le 21 juin 2012

Vous arrive-t-il d’oublier de fermer le robinet lorsque vous vous brossez les dents? Nous sommes tous et toutes humains et humaines, n’est-ce pas?

Trente milles litres d’eau par minute, c’est de leur côté ce que les grandes entreprises multinationales minières utilisent pour être en opération. Trente mille litres, par minute. Incroyable!

Comment faire pour avoir accès à autant d’eau? Les entreprises détournent toutes les sources d’eau d’un territoire donné, lacs, rivières, ruisseaux, souvent les seules sources d’eau potable, pour les faire dévier vers leurs entreprises. Par ailleurs, les produits chimiques utilisés par ces industries polluent les sols et tuent la biodiversité de l’environnement.

Mais qui en payent le prix?

À travers des ateliers sur la thématique de l’eau et des mines, plusieurs personnes militantes des Philippines, de la Bolivie, du Pérou et du Sénégal ont témoigné de la situation dans leur pays pour dénoncer l’appropriation de cette ressource vitale à des fins économiques, alors que les populations déjà vulnérables ont besoin de cette eau pour vivre.  « Tout l’or du monde ne vaut pas l’eau de tout un village », nous a-t-on rappelé.

Ces témoignages rappellent que les actions personelles sont bienvenues et nécessaires, mais surtout,  qu’il est impératif de militer pour un système économique dans lequel l’économie sera au service des personnes humaines et de la nature.

La Délégation avec Frances Quimpo

 

Voici une photo avec Frances Quimpo, du Center for Environmental Concerns (CEC), partenaire de Développement et Paix aux Philippines. Nous avons eu la surprise de la croiser au sommet et de nous faire inviter dans un des ateliers sur les mines!

L’art de se faire des AMIGOS

Publié le 20 juin 2012

Par Janelle de Rocquigny

Le long du Chemin des arts au site du Cύpola dos povos (le Sommet des peuples), plusieurs expositions s’y retrouvent pour démontrer de façon visuelle ou auditive les défis auxquels font face nos amis du Sud. Plus particulièrement, nous remarquons une expo d’une forêt brulée. Pour ceux qui ne le savent pas, mettre feu aux forêts ou aux terres traditionnelles est une stratégie des grandes corporations pour chasser les habitants et prendre leurs terres.

À tous les jours nous passons l’expo du MST, Mouvement des travailleurs ruraux sans terre, un partenaire de Développement et Paix, sans toutefois nous présenter. Quelle chance – on nous demande de goûter des graines de cacao pur – c’est l’occasion parfaite ! Avec le peu de portugais que nous connaissons, nous tentons d’expliquer à notre « companheiro » que notre délégation visitera l’école nationale du MST la semaine prochaine !

« Esperar ! » (Attendez !)

Rencontre avec les militants du MSTOn nous remet un plat de plantain et de viande.

« Quanto custa ? » (Ça coûte combien ?)

« Nᾶo, AMIGAS !!! » (Non, vous être mes amies !)

Un simple sourire avec la moindre mention de notre partenariat, et nous sommes des amigos !

Une délégation jeunesse au Sommet des Peuples de Rio+20 !

Publié le 15 juin 2012

Par Ariane Collin, Janelle de Rocquigny, Mélodie Grenier et Nadine Hassanaly

Nous sommes à la veille d’un rendez-vous international extrêmement important : la conférence des Nations Unies sur le développement durable, Rio+20.

Janelle et Erynne-bannièreIl y a 20 ans, les pays de l’ONU ont jugé que le réchauffement climatique était un enjeu international urgent. Malheureusement, les émissions de gaz à effet de serre ne cessent d’augmenter. Par conséquent, des effets désastreux tels des inondations, des sécheresses, la destruction d’écosystèmes, affectent des populations entières : déplacement de populations, famine, conflits. Les premiers à en subirent les répercussions sont les personnes vulnérables : les pauvres, les paysans, les autochtones. Vingt ans plus tard, les Nations Unies se rencontrent une fois de plus pour réévaluer la question environnementale et songer à de nouvelles alternatives.

Notre délégation de Développement et Paix participera au Sommet des Peuples qui se déroule parallèlement à la conférence Rio+20. En lien avec des organisations et des mouvements populaires du monde entier, nous témoignerons de ce que vivent les victimes des changements climatiques. On ne peut mettre fin aux injustices sans renoncer à un péché structurel, soit celui du système économique actuel qui soutient la concentration de la richesse créant des inégalités sociales, de l’oppression et de la violence sur les personnes et la nature. Pour surmonter la crise écologique, il nous faut, en tant que société, changer ce système qui considère les créatures vivantes comme des abstractions.

Nous alimenterons régulièrement ce blogue afin de vous permettre de participer à cette aventure. N’hésitez pas à commenter, à réfléchir avec nous et à poser des questions! Merci de votre soutien !

Suivez aussi les articles des déléguées anglophones au youth.devp.org

Développement et Paix à l’Expo Manger Santé

Publié le 07 mai 2012

Poster_automne

En mars dernier, les membres de Développement et Paix ont tenu un kiosque lors de l’Expo Manger Santé et Vivre Vert, afin de parler de la dernière campagne de l’organisme portant sur la contribution positive de l’agriculture à petite échelle pour refroidir la planète. Didier GBETIE, membre du groupe de jeunes de Montréal, était présent et nous partage son expérience.

“Le vendredi 16 mars au palais des congrès de Montréal, j’ai été l’un des tenanciers du kiosque Développement et Paix à l’exposition Manger Santé. De 11h à 15h, l’ambiance ne m’a pas laissé indifférent. C’était ma première participation, et alors était en alerte toute ma curiosité. Non seulement j’étais déterminé à faire connaître aux visiteurs ce qu’est Développement et Paix, mais aussi à faire signer la pétition en appui aux petits agriculteurs et agricultrices qui contribuent à refroidir la Terre. Le plus dur a été d’attirer les visiteurs qui n’avaient aucune idée de ce qu’est Développement et paix, pendant que l’attrait des kiosques autour était irrésistible. Avec un peu de délicatesse, les voici en train de suivre mon exposé. D’autres n’hésitaient guère à faire don d’une pièce ou d’un billet pêché dans la poche ou le portefeuille. En retour, j’étais bien heureux de les charger d’affiches et de feuillets d’information de Développement et Paix. Ce fut quelques heures émouvantes avec des visiteurs dont le nombre, tel des vagues de l’océan, n’a cessé de gonfler encore et encore à cette nouvelle édition “Manger Santé et Vivre Vert”, jusqu’à ce que je passe le relais à l’équipe remplaçante.”

Au total, 430 cartes furent signées, symbolisant l’appui de 430 canadiens et canadiennes aux petits agriculteurs et agricultrices du monde entier! Une bannière annonçant le nombre de cartes amassées par cette campagne sera remise à un partenaire philippin de Développement et Paix par la délégation jeunesse de l’organisme lors du Sommet des Peuples Rio+20, en juin prochain.


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