C’est le 21 mars 2010, 5e dimanche du carême, qu’une quête spéciale est demandée dans les paroisses des quatre coins du pays. À chaque période de carême, les évêques invitent toute la population à donner à Développement et Paix. Ces dons serviront aux plus démunis, de toutes croyances religieuses, en Asie, en Afrique, en Amérique latine et au Moyen-Orient.
Récemment, les gens ont été invités à donner au peuple haïtien, dont le pays a déjà été durement dévasté par un tremblement de terre le plus mortel de l’histoire récente. La population a fait preuve d’une grande générosité par l’entremise de Développement et Paix. En effet, près de 14 millions de dollars ont été amassés à travers tout le Canada. Cette somme est déjà à l’œuvre sur le terrain pour répondre aux besoins les plus urgents. Merci à tous ceux et celles qui ont donné.
La reconstruction de ce pays, pour être efficace, doit être un engagement à long terme. De plus, plusieurs autres situations de pauvreté affectent d’innombrables communautés des pays du Sud. En effet, plus d’un milliard de personnes n’ont pas suffisamment de nourriture pour mener une vie saine et productive. Cette réalité semble oubliée par les caméras des services de nouvelles. C’est pourquoi, encore cette année, avec l’appui des évêques canadiens, Développement et Paix entreprend la campagne de financement « Carême de partage » auprès du grand public.
Jour après jour, cet organisme vient en aide aux communautés locales qui éprouvent de grandes difficultés dans les régions les plus pauvres du monde. Il envoie de l’argent pour soutenir plus de 200 partenaires à l’étranger. Parmi ceux-ci, le Bureau de liaison des institutions de formation rurale (BMITT) au Madagascar, a aidé 1000 familles à accroître la quantité de riz qu’elles cultivent. En Haïti, le Mouvement paysans Papaye (MPP) a offert à de petits agriculteurs une formation, qui leur a permis d’augmenter leur rendement de façon durable.
Développement et Paix apporte également un soutien financier dans les régions du monde dévastées par des désastres naturels ou des conflits. 10% des dons recueillis sont affectés aux premiers secours d’urgence.
L’organisme mène par ailleurs des campagnes d’éducation et de sensibilisation aux questions internationales auprès de la population canadienne.
C’est une somme de 10 millions de dollars que Développement et Paix souhaite recueillir par sa campagne de financement « Carême de partage », partout au pays. C’est pourquoi je vous invite à donner cette année, avec amour, à cet organisme. Ces dons grandiront dans la main de nos partenaires. Dans la solidarité, nous pouvons aider la paix et la justice à grandir et à atténuer la faim dans le monde.
La solidarité tout au long de l’année!
Je vous suggère d’être solidaires tout au long de l’année, pour quelques sous par jour, en adhérant au programme de dons mensuels « Les Partagens ». De plus, vous pouvez conserver vos timbres et cartes postales usagés et les envoyer à votre bureau régional. Leur vente devient un moyen original et efficace pour collecter des fonds.
Outre la quête spéciale dans les paroisses, les dons peuvent être faits par téléphone au 1-888-664-3387, par Internet ou en faisant parvenir un chèque à l’adresse suivante :
Développement et Paix
1425, boul. René-Lévesque Ouest,
Montréal (Québec) H3G 1T7
Merci de votre générosité!
Jean-François Langlais Membre du Conseil diocésain de Développement et Paix
Région Saguenay-Lac-Saint-Jean
Lors du séjour d’immersion jeunesse à l’été dernier, les jeunes membres de Développement et Paix ont eu l’opportunité de visiter le Cedis de Riobamba et un de leurs projets dans une communauté autochtone.
Le Cedis, el Centro de Desarrollo, Difusión e Investigación Social a été fondé en 1978 à Quito. Aujourd’hui établi dans la région de Riobamba, cet organisme a pour objectif de travailler avec les organisations pour les droits des femmes, particulièrement avec les femmes indigènes puisqu’elles sont couramment victimes de violence et d’injustices dans la région. Le Cedis travaille au niveau des droits de la citoyenneté et des droits économiques locaux et agit à plusieurs niveaux pour réduire la discrimination, la violence, et l’inégalité dont sont victimes plusieurs personnes.
Un des moyens utilisés par le Cedis pour renforcer les moyens économiques des femmes est de les appuyer à travers les étapes d’agriculture, de manière à ce qu’elles puissent produire des aliments à des fins de consommation ou de commercialisation. Le groupe de Développement et Paix a eu l’opportunité d’assister à un atelier donné par une agronome du Cedis sur les techniques de plantation.
Le Cedis a plusieurs réussites à son actif. En 2005, l’organisme a mis en place une école de formation pour les femmes. Le Cedis a aussi débuté, en 2006, des programmes radios d’une trentaine de minutes sur la pensée des femmes, le but étant de leur donner la parole et ainsi démystifier certains aspects des relations hommes-femmes, qui présentent généralement des inégalités. Le Cedis a aussi effectué différentes études sur le thème de la violence et a présenté, en 2007, quelques propositions au gouvernement afin d’améliorer les conditions de vie des femmes. Enfin, en 2008, l’organisme a créé un espace d’échange entre les différentes provinces du pays au sujet de la constitution. Les principaux thèmes abordés étaient la justice indigène, la participation des femmes aux décisions, la violence familiale et la reconnaissance officielle des langues.
Actuellement, divers projets sont sur la table pour le Cedis, tel mettre sur pied une radio locale des femmes, augmenter leur participation citoyenne, travailler avec les hommes sur le thème de la violence faite envers les femmes et continuer à renforcer les organisations et influencer les lois.
Lors de son passage à Montréal la semaine dernière, soeur Marie Bernard, secrétaire générale de Justice et Paix en République démocratique du Congo, a lancé un message de solidarité aux jeunes membres de Développement et Paix. Elle a souhaité les remercier de leur engagement pour la solidarité internationale, notamment dans le cadre de la collecte de fonds annuelle de Développement et Paix, le Carême de Partage, qui débute cette semaine.
Rappelons-nous que la République démocratique du Congo est un pays ravagé par plusieurs années de guerre civile. L’organisation partenaire de Développement et Paix, Justice et Paix en RDC, estime que le contrôle des ressources, particulièrement les ressources minières, est à la base des conflits. Des groupes armés tentent de contrôler de force les richesses naturelles, ils enrôlent des enfants soldats et utilisent la violence sexuelle envers les femmes afin de semer un climat de terreur dans les communautés.
Profondément engagée pour la paix, femme de cœur et de conviction, sœur Marie Bernard a le précieux don d’interpeller les gens afin d’agir pour la dignité humaine et la justice sociale. À travers ce message, Marie Bernard nous rappelle que c’est une chance de pouvoir vivre sa jeunesse dans la paix et que l’engagement des jeunes de par le monde pour la solidarité internationale donne un signe d’espérance aux jeunes de la République démocratique du Congo.
L’ACDI annule le financement à Kairos, des actions à prendre !
La décision du gouvernement canadien de couper le financement de Kairos, initiatives œcuméniques canadiennes pour la justice, aura des conséquences dramatiques pour les partenaires de cet organisme à l’étranger et sur les milliers de personnes marginalisées des communautés locales qu’il appuie.
Kairos est une organisation non gouvernementale de nature religieuse et regroupe les sept plus importantes Églises chrétiennes au Canada et des organismes rattachés à ces Églises. Elle travaille sur un grand nombre de questions touchant la justice sociale et les droits humains en Afrique, en Asie, en Amérique latine et au Moyen-Orient. Développement et Paix est membre de cette organisation.
Le 30 novembre 2009, un représentant de l’Agence canadienne de développement international (ACDI) a téléphoné à la directrice générale de Kairos, Mme Mary Corkery, pour lui annoncer qu’elle ne renouvellerait pas son financement à Kairos. On lui a dit que le programme de cet organisme ne correspondait plus aux priorités de l’ACDI. Pourtant, en février 2009, Kairos avait eu une évaluation positive de la part de cette agence gouvernementale et le programme de l’organisme correspondait aux priorités qu’elle avait énoncées. De plus, la proposition présentée a été approuvée à toutes les étapes antérieures du processus d’examen. Comment l’ACDI a-t-elle pu changer aussi rapidement ses priorités sans préavis ?
Les programmes internationaux, auxquels contribuait l’ACDI, bénéficiaient de fonds de contrepartie provenant des Églises membres de Kairos, d’organisations rattachées aux Églises et d’autres donateurs. KAIROS, ainsi que les coalitions œcuméniques qui lui ont donné vie il y a huit ans, ont reçu du financement de l’ACDI depuis 1973, pour appuyer des partenaires qui travaillent dans des régions du monde où les violations des droits humains sont les plus révoltantes.
« Ces coupures n’ont pas seulement des conséquences à l’étranger, elles affectent aussi les Canadiennes et les Canadiens », affirme Mme Corkery. « Kairos fait un travail d’éducation auprès du grand public concernant l’engagement du Canada à l’égard du développement international. Notre travail à travers le pays et à l’étranger reflète les valeurs canadiennes que sont la défense des droits humains, et il s’appuie sur d’excellentes analyses fournies par nos partenaires dans les pays du Sud ».
Cette situation semble confirmer la crainte que la décision de retirer les fonds de cet organisme repose sur des décisions partisanes et politiques et non sur des normes établies. Celles-ci consistent à dispenser efficacement l’aide et à poursuivre les objectifs stratégiques de l’ACDI énoncés dans la Loi sur la responsabilité en matière d’aide au développement officiel. Comment d’autres ONGs qui attendent un financement pourront-elles faire confiance au processus décisionnel ?
Pour faire pression sur le gouvernement afin que l’ACDI revienne sur sa décision, différentes actions vous sont proposées au http://kairoscanada.org/.
Mercredi le 10 février 2010, le groupe de l’Université Laval présentera le film “La guerre alimentaire” suivi d’une discussion sur la souveraineté alimentaire. La causerie sera animée par un de nos membres possédant des années d’expériences sur le terrain.
Vous êtes bienvenus!
Lieu : boudoir du pavillon Alphonse Desjardins, Université Laval, Québec Date : Mercredi 10 février 2010 Heure : 11h30 à 13h00