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Stages
spécialisés
TOGO
  
Stage en éducation,
droits humains et services juridiques
Le Groupe
Femme, Démocratie et Développement (GF2D) a accueilli six
personnes stagiaires de mai à août 2003. Le bien-être
culturel, juridique, sociologique, politique et économique des
femmes togolaises retient toute l'attention de ce partenaire
de Développement et Paix. L'éducation et le développement
communautaire a permis aux personnes stagiaires de s'associer
pleinement aux défis que relèvent ces
femmes.
Les
archives des personnes stagiaires Québec sans frontières
au Togo :
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Noémie: |
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Voici
le texte d'un article paru, dans le Journal
Haute-Côte-Nord de Baie-Comeau |
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Stage
de dix semaines au Togo Noémie Pomerleau-Cloutier
garde des souvenirs
impérissables |
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Baie-Comeau - Noémie
Pomerleau-Cloutier est rentrée au bercail il y a deux
mois au terme d'un stage de dix semaines au Togo au
cours duquel elle a pu se familiariser avec les
conditions difficiles vécues par les femmes de ce pays
d'Afrique de l'Ouest, mais surtout prendre conscience
des acquis des femmes d'ici et de l'importance de les
conserver.
Patricia
Lavoie
Originaire de Baie-Comeau,
Noémie Pomerleau-Cloutier est actuellement inscrite à
l'Université du Québec à Montréal dans le but d'obtenir
un baccalauréat en enseignement du français langue
seconde. C'est dans le cadre du programme Québec sans
frontières du Ministère des Relations Internationales du
Québec que la jeune femme de 26 ans a pu participer, de
mai à août dernier, à un stage d'initiation à la
coopération internationale. D'une durée de trois mois,
le stage de Noémie était spécialisé en droit des femmes
et intitulé Éducation, droits humains et services
juridiques auprès des femmes.
Un contexte
difficile
Noémie et quatre autres
stagiaires québécoises sont arrivées au Togo le 21 mai
2003 lors d'une période électorale qualifiée de
mouvementée par la Baie-Comoise selon qui, la capitale
du Togo, Lomé, était en pleine effervescence au moment
où le président, Gnassingbé Eyadéma, qui gouverne depuis
1967, avait décidé de se représenter aux élections
malgré une promesse contraire faites aux élections de
1998. Dans ce contexte difficile, les stagiaires ont
décidé de s'exiler pendant plus d'une semaine à Aného,
le temps que les élections passent et que la poussière
retombe. "Malheureusement pour les Togolais, le
président Eyadéma s'est réélu de façon frauduleuse et
ce, malgré le désir de changement du peuple et malgré
l'élection réelle du parti majeur d'opposition, l'UFC
(Union des Forces pour le Changement)", souligne Noémie
qui tient cependant à préciser que cette opinion est la
sienne et non celle de Développement et Paix, organisme
grâce auquel elle a pu effectuer ce stage. "Avec le
recul, je crois que nous avons été privilégiées
d'assister à ces événements et qu'il en a résulté des
discussions riches et mémorables avec notre entourage
togolais", de dire celle qui soutient que les Togolais
sont des gens généreux, ouverts et accueillants,
toujours prêts à partager le peu qu'ils
ont.
Un travail
utile
Lors de son stage, Noémie et sa
collègue Caroline ont travaillé au sein de l'organisme
Force en Action pour le Mieux-être de la Mère et de
l'Enfant (FAMME) qui œuvre auprès des femmes
marginalisées et défavorisées de Lomé, principalement
les travailleuses du sexe, les revendeuses et les
portefaix (porteuses de marchandise) du Grand Marché de
Lomé. "J'ai travaillé avec le volet Santé et avec le
volet Éducation. J'accompagnais les responsables des
activités communautaires du volet santé dans les maisons
closes pour la préparation de leurs enquêtes sur
l'incidence des MST/VIH-SIDA chez les travailleuses du
sexe et leurs clients ainsi que pour les rencontres avec
les paires éducatrices afin qu'elles continuent à
sensibiliser les travailleuses du sexe à utiliser les
préservatifs et pour leur fournir les préservatifs",
souligne Noémie qui a aussi travaillé dans le volet
Éducation en exploitant les cahiers des alphabétiseurs
du programme d'alphabétisation fonctionnelle en éwé
(langue du sud du Togo) de FAMME, afin de les aider à
améliorer leur programme. "Ce n'a pas toujours été
facile, étant donné que les cahiers des alphabétiseurs
étaient en éwé et que je ne connaissais pas cette
langue! À l'aide de mes collègues togolaises et des
manuels de cours, j'ai pu y arriver", précise celle qui
a aussi pris part, avec l'aide des autres stagiaires, à
l'élaboration de deux outils de sensibilisation contre
la violence faite aux femmes toujours considérée comme
normale au Togo.
Une
expérience inoubliable
Pour Noémie, ce stage de dix
semaines au Togo s'est avéré une expérience inoubliable
tant au niveau de la vie en famille d'accueil que du
travail ou des amitiés créées. "J'ai été énormément
inspirée par la force de ses femmes de tête engagées,
motivées, qui se battent pour les droits des femmes avec
qui nous avons travaillé et vécu", indique Noémie qui
invite les jeunes femmes québécoises à ne pas perdre les
acquis durement gagnés par les femmes qui ont lutté
avant elles. Parmi les projets qu'elle caresse pour
les prochaines années, Noémie cite l'apprentissage de
l'espagnol dans le but d'élargir ses possibilités en
terme de coopération internationale. Elle souhaite aussi
retourner en Afrique comme accompagnatrice d'un groupe
de stagiaires, à l'été 2005. Il est possible de se
renseigner sur ce genre de stage en visitant la page web
du programme Québec Sans Frontières au
http://quebecsansfrontires.com
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Les
photos de Noémie, stagiaire Québec sans
frontières à Lomé,
Togo |
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Fête
de la St-Jean-Baptiste - 25 juin 2003
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Avec
l'équipe de travail, chez FAMME |
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En
route vers Sokodé! Gare du nord de
Lomé |
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Anéro
- Ville au Togo près de la frontière du Bénin
Après une émission de radio des
stagiaires |
Avec
les autres stagiaires membres du GF2D et des familles
d'accueil à la fin du stage |
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ÉQUATEUR
  
Stage
en promotion de la radio alternative,
éducative et populaire en Amérique latine:
Les
personnes participantes à ce stage à Quito en Équateur ont
travaillé avec l'Association latino-américaine d'éducation
radiophonique (ALER). Par le biais de la production
radiophonique ou de la diffusion de nouvelles technologies,
les personnes stagiaires saisissent les enjeux de la
solidarité internationale en découvrant les réalités de
l'Équateur.
Les
archives des personnes stagiaires Québec sans frontières à
Quito en Équateur :
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Karine |
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Article
rédigé par Karine Richer portant sur son expérience de
stagiaire Québec
sans frontières en Équateur
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LA
SOLIDARIDAD AQUI Y EN OTRO LUGAR (La solidarité ici et
ailleurs) |
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Le 16 mai dernier marque une
date importante dans mon cheminement personnel. A cette
date, j'ai pris l'avion pour Quito, capitale de
l'Équateur, pour une période de trois mois. Accompagnée
de sept autres personnes, dont une accompagnatrice, je
me suis envolée pour cette destination dans le but de
réaliser un stage de coopération internationale. Ce
stage a été organisé par l'organisme canadien
Développement et Paix avec la collaboration de l'EBSI.
Cet organisme a le mandat d'appuyer les actions des
peuples du tiers-monde pour qu'ils puissent prendre leur
destin en mains et à sensibiliser les Canadiens et
Canadiennes sur les questions liées au déséquilibre
nord-sud." (www.devp.org) Autant j'étais prête à
affronter la pauvreté et les inégalités sociales de ce
pays, je n'étais pas tout à fait prête à faire face à ce
que j'ai vécu...
Une fois à Quito, les tâches de
chacun d'entre nous se sont précisées. J'ai appris que
j'avais une mission bien précise, soit de travailler à
la conception d'une base de données pour l'organisme
partenaire, Aler (Association latino-américaine
d'éducation radiophonique). Cet organisme regroupe 118
radios de types communautaires, éducatives et populaires
dans l'ensemble de l'Amérique latine et des Caraïbes..
Malgré un grand réseau, Aler comprend seulement une
quinzaine d'employés. Aler offre différents services à
ces radios, dont certaines formations à ses membres, et
nous devions regrouper l'information de chacun de ces
services sous une seule base de
données.
Dès notre arrivée à Aler, nous
avons tous été bien accueillis par nos collègues de
travail. Nous avions rendez-vous pour la pause café à
chaque matin pour discuter avec tous et chacun afin de
faciliter notre intégration et créer des liens avec nos
collègues. En raison de la barrière linguistique,
l'intégration dans le milieu de travail fut un peu plus
difficile pour moi. Toutefois, étant de nature très
sociable, j'ai vite développé des affinités avec mes
collègues de travail. Il est toujours possible de se
débrouiller avec un espagnol de base ; on réussit
toujours à se faire comprendre.
Nous n'avions pas seulement que
du travail à accomplir. Le stage avait également pour
objectif de s'imprégner de la culture locale et pour ce
faire, quoi de mieux que d'habiter dans une famille
latine. J'ai eu le privilège d'habiter avec la famille
Auquilla qui comptait, mon père, ma mère, ma tante, mes
deux frères, mes deux soeurs et la dame de la maison.
Cette expérience fut inoubliable en ce sens où j'ai eu
l'opportunité de créer des liens avec ces gens. Dès mon
arrivée dans la famille, j'ai senti que j'étais partie
intégrante de la famille. Ma soeur, Catalina et son
jumeau, Diego étaient mes enseignants personnels
d'espagnol. J'ai eu l'occasion de partager beaucoup de
moi-même et de nos traditions avec chaque membre de ma
famille. J'ai eu l'occasion de rencontrer beaucoup de
membres de la famille à ma mère et ils ont tous été
respectueux de ma personne. Ils étaient tous plus
curieux les uns que les autres à connaître nos habitudes
de vie ici au Canada.
La vie familiale en Équateur est
très importante aux yeux de tous les membres de la
famille. Une chose est certaine, papa a toujours le
dernier mot et ce qu'il dit, va. En fait, il est arrivé
à quelques reprises que nous n'avons pas eu la
permission de papa de sortir un soir de semaine, alors
nous devions tous demeurer à la maison. Toutefois, j'ai
eu l'occasion de sortir à plusieurs reprises avec mes
frères, mes soeurs et les membres de mon groupe. J'ai
également célébré mon anniversaire de naissance en
Équateur et malgré une mauvaise nouvelle qui a frappé ma
famille cette soirée là, j'ai tout de même eu l'honneur
de recevoir un gâteau d'anniversaire ainsi qu'une boîte
de chocolats. Lors de mon départ, ma mère m'a affirmé
que " su casa es mi casa " et je compte bien y retourner
un jour. Ils me manquent énormément, et depuis mon
retour, je pense souvent à eux.
Vous vous demandez sans doute,
suite au portrait que je viens de peindre de mon
aventure, pourquoi l'Équateur est un pays du
tiers-monde. Et bien, l'Équateur a obtenu à nouveau le
statut de pays démocratique en 1979. Le pays est
gouverné par un président qui a, en principe, un mandat
de 4 ans. Toutefois, de 1996 à 2000, l'Équateur a connu
5 présidents. Ces changements de pouvoir sont associés à
l'inefficacité et la corruption des élus, donc
aujourd'hui, la crédibilité des élus est presque nulle.
Aujourd'hui, Lucio Guitérrez est au pouvoir depuis le 24
novembre 2002. Son programme électoral, lutter contre la
corruption des classes politiques et bancaires, mais
pendant notre séjour, nous avons pu remarquer, que ce
dernier renie peu à peu ses alliés de campagne
électorale et réoriente sa politique vers la
droite. C'est au cours de cette même période que le
pays a connu la plus grande crise économique de son
histoire. En 1999, l'Équateur est le seul pays n'ayant
pas été en mesure de payer sa dette internationale. Au
cours de la même année, la monnaie nationale, le sucre,
a atteint un taux d'inflation de 60% ce qui a fait en
sorte que le président du moment, Jamil Mahuad, a opté
pour la dollarisation, croyant que ce changement de
monnaie allait rectifier la situation. Le projet de
dollarisation a tout de même été implanté en 2000 malgré
une grève nationale et un coup d'État. De plus,
l'inflation a suivi son cours puisqu'elle a atteint 100%
au cours de l'année 2000. On estime à 70% la
population équatorienne vivant dans des conditions de
pauvreté. Plusieurs emplois sont sous-payés, dont les
enseignants et les médecins ce qui entraînent des grèves
chroniques dans l'ensemble du pays. Au cours de mon
séjour, il y a eu une grève des compagnies pétrolières,
une grève des enseignants ainsi qu'une grève des
médecins. Toutes ces grèves contribuent au
ralentissement de l'économie nationale. Je tiens à
préciser que mon expérience fut inoubliable et
j'encourage les gens à participer à ce type d'échange.
Je garde de nombreux souvenirs de mon stage. J'ai grandi
de cette expérience en étant plus sensible aux réalités
qui m'entourent. La solidarité est un sentiment qui est
partagé de tous et peut s'exercer peu importe où on se
trouve dans le monde. Il suffit d'être ouvert à tout ce
qui nous entoure, mais plus précisément d'être ouvert à
ce que les gens ont à nous offrir.
Karine
Richer
Si vous désirez de plus amples
informations sur les stages de coopération
internationale, je vous encourage à visiter le site du
ministère des Relations internationales au sujet de son
programme Québec sans frontières
(www.quebecsansfrontieres.com) |
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Les
photos de Martine, stagiaire Québec sans
frontières à Quito,
Équateur |
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Vue
de la ville de Quito. À l'avant-plan, le quartier La
Floresta |
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Les
bureaux d'ALER, l'Association latino-américaine
d'éducation radiophonique. Une stagiaire QSF pose en
compagnie de deux autres stagiaires rencontrées là-bas,
une Costa Ricaine et une Argentine, exemple de diversité
d'horizons des artisans de cet
organisme |
Des
paysans ont participé à un atelier de journalisme
communautaire à la Radio Voz de Guamote. Ils posent ici
avec le groupe de stagiaires QSF qui ont choisi
d'appuyer ce projet grâce au Fond d'aide à la
communauté |
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Des
stagiaires QSF se reposent avec des amis quechuas près
du Lago San Pablo |
Un
autobus typique au cœur de la petite ville de
Guamote |
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Les
festivités se poursuivent, cette fois-ci à Cayambe.
Trouvez l'intrus… |
24
juin 2003 : fête de la Saint-Jean. Des indigènes
dansent |
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Studio
de radio de la station communautaire RadioVoz de
Guamote |
Exemple
d'intégration : Martina revêt le costume traditionnel à
la grande fierté de la famille qui l'a accueillie toute
la semaine |
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Le
temple du Soleil des ruines d'Ingapirca, site de
vestiges cañaris et incas |
Le
sommet enneigé du volcan Cotopaxi, deuxième sommet du
pays |
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Le
Pululahua : un village dans le cratère d'un
volcan |
Une
eau des plus bleues frappe les récifs de l'Isla de la
Plata, un écosystème des plus
particuliers |
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Un
indigène de l'Oriente (l'Amazonie équatorienne) traverse
une rivière paisible |
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De
retour de Quito
Marianne Engrand livre ses
impressions aux lecteurs de L'Informateur |
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Article
rédigé par Marianne Engrand portant sur son expérience
de stage Québec sans
frontières en Équateur et opublié dans
L'informateur de
Rivière-des-Prairies |
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L'Informateur de
Rivière-des-Prairies publiait, dans son édition du 26
février dernier, un article annonçant le départ pour
Quito d'une jeune étudiante pririvoise. Marianne Engrand
a passé trois mois dans cette ville de l'Équateur dans
le cadre d'un stage de coopération internationale.
Revenue il y a à peine quelques semaines, elle livre ses
impressions aux lecteurs de L'Informateur et invite par
le fait même les jeunes qui voudraient vivre une telle
expérience à s'informer auprès du ministère des
Relations internationales, qui renferme une dizaine
d'organismes qui offrent ce genre de stages à
l'étranger. Marianne Engrand a quant elle eu la chance
de réaliser ce rêve grâce à l'organisme Développement et
paix.
Il est de ces voyages où il
serait trop long de raconter tous ces gens, toutes ces
musiques, tous ces paysages. Des tableaux dont on a de
la misère à s'expliquer comme tous ces enfants qui
quêtent dans les rues, la corruption policière, les
armes à feu, etc. L'Équateur, le pays aux 99
volcans.
Nous étions huit jeunes à
travailler dans la capitale, à ALER (Associacion Latino
americana de Educacion Radiofonica), dont le secrétariat
exécutif se trouve à Quito. Cette organisation est née
en 1972, dans l'optique de former des communicateurs.
Aujourd'hui, ALER et les affiliés (au total 118 radios
du Mexique au Chili ont des liens avec ALER) travaillent
à fortifier le mouvement des radios populaires et la
démocratisation de la communication en Amérique latine
et dans les Caraïbes.
Personnellement, j'ai collaboré
à la conceptualisation et la construction d'une base de
données qui est destinée aux informations de tous les
départements d'ALER: le secrétaire exécutif, la presse,
le réseau kiechwa, la technique, l'administration. Les
principales lignes d'action de l'Association sont de
produire des émissions radiophoniques; faire des
formations de producteurs, de journalistes, de
techniciens, de publicistes (journaliste juriste du
droit public); fournir du soutient technologiques;
effectuer des recherches, etc.
Même si nous avons passé la
majeure partie du temps dans la ville, nous avons
également vécu à la campagne, dans une communauté
kiechwa. Des 12,2 millions d'habitants, les kiechwas
représentent près de 40% de la population. Ils sont
établis dans les montagnes et dans l'Amazonie. Ils
vivent également au Pérou et en
Bolivie.
Aussi, je vous propose un survol
de l'histoire politique de l'Équateur, à des lieues de
ce que connaît la scène politique canadienne. Dans les
années 1970, comme beaucoup d'autres pays d'Amérique
latine, l'Équateur a connu des régimes de dictatures.
Fort heureusement, l'épisode équatorien a été moins
sanglant qu'ailleurs.
Comme certains pays d'Europe,
tels la France ou l'Italie, le système politique compte
beaucoup de partis. Par exemple, lors de l'investiture
de l'actuel président le 15 janvier dernier, Lucio
Gutiérrez et son parti le PSP (Parti Présidentiel de la
Société Patriotique) comptait 6 députés sur
96!
Dans les années 1980, le pays
contracte une dette extérieure avec la Banque Mondiale
(BM) et le Fond Monétaire International (FMI). Depuis,
ces institutions bancaires s'immiscent et prennent de
plus en plus de place dans les politiques économiques
internes, diminuant la légitimité politique, déjà
précaire.
À la fin des années 1990, le
président démocrate chrétien, Jamil Mahuad est élu. Au
début de son mandat, il a, entre autres, beaucoup
soutenu les radios populaires; mais il s'est plié par la
suite à la volonté des banquiers et hommes d'affaires de
Guayaquil: il a effectué la dollarisation. En septembre
1999, le dollar américain remplace le sucre équatorien.
Ce dernier connaît alors une dévaluation de 300%.
Plusieurs banques se tournent vers les paradis fiscaux
et l'argent des épargnants est gelé durant plusieurs
mois. Avec la crise du système bancaire, surviennent des
grèves généralisées. Plusieurs centaines de milliers
d'équatoriens quittent le pays et immigrent
principalement en Espagne. En janvier 2000, 16 000
personnes marchent jusqu'à Quito. M. Mahuad déclare
l'état d'urgence. Le 21 janvier, les militaires, qui se
sont joints aux manifestants investissent le Congrès. Le
colonel Gutiérrez est présent lorsque, ce jour là,
Mahuad est destitué. Sous la surveillance des
États-Unis, le gouvernement intérimaire se forme autours
de l'ancien vice-président Gustavo Noboa. Les présidents
se succèdent vite lorsque la légitimité politique n'est
plus là.
En août 2003, c'est
principalement à cause de la soumission de Gutiérrez
face aux règles du FMI et de la BM, que plusieurs partis
se sont rangés dans l'opposition. Parmi ceux-ci, l'aile
politique indigène, le Pachakutik. Cela représente 3
ministres: Nina Pacari (Affaires étrangères), Luis Macas
(Agriculture) et Doris Solis (Tourisme), ainsi que 300
fonctionnaires. Avec la perte de ces coalitions, le
gouvernement Gutiérrez n'a plus la majorité au
Congrès. Enfin, le but de ce court article est
surtout de communiquer aux jeunes qui ont envie de faire
un stage de coopération à l'étranger, qu'il existe au
Québec un peu plus d'une cinquantaine d'ONG (Organisme
non gouvernemental). Il est possible de consulter les
stages sur le site du ministère des Relations
internationales du Québec au :
www.quebecsansfrontieres.com. |
Stages
universels
ÉQUATEUR
  
Stage en
intervention auprès des populations paysannes et autochtones à
Loja
Le projet
vient appuyer les efforts de développement local à Loja. Le
partenaire équatorien, la Fédération unitaire provinciale
d'organisations paysannes et populaires du Sud (FUPOCPS) œuvre
en éducation, en organisation et en économie. Les personnes
stagiaires ont participé à la consolidation d'activités
d'éducation, de production, de commercialisation apicole et
horticole et de protection de la forêt auprès des populations
paysannes et autochtones. À leur retour, les personnes
stagiaires participent à des activités de sensibilisation et
d'éducation du public québécois.
Les
archives des personnes stagiaires Québec sans frontières à
Loja en Équateur
Les anciennes
personnes stagiaires à Loja vous invitent à visiter le site
internet du journal sudaméricain, El Comercio où vous
pourrez lire l'article "Loja
: Les jeunes échanges leurs expériences" qui porte sur une
de leurs réalisations de stage, soit une rencontre d'échange
de jeunes personnes équatoriennes provenant de différentes
organisations paysannes de la région de Loja en
Équateur.
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Pour
lire le rapport de stage d'Annabelle Cloutier, ancienne
stagiaire QSF en Équateur, en format PDF, cliquez
ici.** |
**Pour
lire le rapport annuel, vous devez avoir le logiciel gratuit
Acrobat Reader, que vous pouvez vous procurer ici.
L'article
qui suit est un résumé du rapport de stage D'Annabelle
Cloutier
|
Annabelle |
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ARTICLE
À PARAÎTRE DANS L'ABEILLE, JOURNAL
DES ANCIENNES PERSONNES ÉTUDIANTES DU PETIT SÉMINAIRE DE
QUÉBEC |
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Mon
stage en Équateur |
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L'Équateur m'a toujours
fascinée. Il est le plus petit pays andin et sa
population, comme ses paysages, sont remplis de
contrastes. Cependant, tout n'est pas rose pour
l'Équateur. En effet, dû au climat politique instable
depuis les quatre dernières années, plus de 70% de ses
13 millions d'habitants vivent dans la pauvreté, dont
28% sont en situation d'extrême pauvreté . Il est le
neuvième pays le plus corrompu de la planète et comme
partout dans le monde, il est aussi marqué par les
nouvelles tendances néolibérales. Pour l'Équateur, ces
nouvelles tendances ont représenté un recul significatif
au niveau des conditions de vie de sa population :
hausse du prix des services de bases comme
l'électricité, le gaz et les médicaments, difficulté de
commercialisation des produits agricoles, taux d'intérêt
de 18% etc.
Le 16 mai dernier, je me suis
envolée, pleine d'espoir et de rêves, pour ce pays afin
de vivre la vie quotidienne des paysans équatoriens. En
effet, en novembre 2002, l'organisme Développement et
Paix m'a choisie pour participer à un stage Québec sans
frontière d'initiation à la coopération internationale
d'une durée de 84 jours dans la province de Loja, canton
Paltas.
Là-bas, je participais aux
différentes activités de l'organisation locale
partenaire de Développement et Paix depuis plus de 15
ans, la Federación unitaria provincial de las
organizaciones campesinas y populares del Sur (FUPOCPS),
qui travaille à l'amélioration des conditions de vie des
paysans de la province du sud. Cette organisation, né de
la théologie de la libération, a pour mission la
sensibilisation de ses membres à l'unité du mouvement
"campesino" de la province de Loja, car la meilleure
façon de pouvoir avancer et de proposer des alternatives
qui se feront entendre par le gouvernement est
incontestablement la création d'un mouvement campesino
solide. En plus, elle cherche à faciliter les processus
d'empowerment de ses membres à travers un exercice de
construction démocratique du pouvoir, un accès à une
technologie agricole productive ainsi qu'au processus de
"capacitación" intégral. Ainsi, La FUPOCPS travaille
dans un esprit d'égalité pour contribuer à la sécurité
alimentaire, l'administration durable des ressources et
la "capacitación" de ses membres tout en étant en
cohérence avec l'environnement campesino.
Selon eux, les campesinos
doivent réclamer l'importance de retrouver du pouvoir
sur leur vie afin de ne pas être marginalisés par la
société capitaliste qui continue de prendre du pouvoir
tant au niveau cantonal, national que mondial. Cette
organisation, qui travaille au niveau de la province,
est formée de 65 organisations de base provenant de neuf
différents cantons de la province. Tous les membres de
la FUPOCPS sont des "campesinos/as" qui ont comme
principale source de revenus l'agriculture.
Marché du
dimanche
Durant mon séjour, j'ai donc été
impliqué dans le projet PACAS qui a pour objectif de
faire la promotion de l'agriculture paysanne durable
dans le canton Paltas de la province. Dans cette région,
plus de 90% de la population est en situation de
pauvreté.Il cherche à redonner confiance aux
agriculteurs en implantant un processus de promotion
d'une agriculture durable et biologique en proposant des
activités qui utilisent une méthodologie de "campesino a
campesino" . Ce type d'agriculture est essentiel à la
population rurale, car il leur permet d'obtenir leur
souveraineté alimentaire et ce, sans utiliser de
produits chimiques qui peuvent être dommageables pour
leur santé. Avec la promotion d'une d'agriculture
écologique durable, on s'assure de conserver les
connaissances agroécologiques des producteurs pour
qu'elles soient davantage mises au profit de leur
famille et de leur communauté.
Cette expérience m'a aussi fait
prendre conscience de la réalité de mon propre milieu,
de mon propre pays. Les valeurs que le mouvement
"campesino" équatorien défend ressemblent aux valeurs de
l'Union Paysanne, mouvement agricole québécois. Le
mouvement paysan est certainement un des mouvements les
moins populaires au Québec et la situation des
agriculteurs Québécois est loin d'être semblable à celle
des Équatoriens, mais il existe une similitude
intéressante au niveau idéologique. L'Union Paysanne
lutte contre la mainmise des industriels et des
multinationales sur la production agricole qui provoque
la disparition des fermes familiales et des petites
productions alimentaires locales et biologiques Aussi, .
elle défend l'agriculture paysanne privilégiant la ferme
à dimension humaine et les pratiques qui favorisent
l'implication de la famille paysanne, la qualité des
produits, l'économie locale et l'écosystème rural dans
son ensemble . Au Québec, la question de l'agriculture
biologique n'est certainement pas une question aussi
importante qu'en Équateur, mais les objectifs restent
les mêmes : la souveraineté et la sécurité alimentaire,
la diversité alimentaire et biologique, l'occupation
dynamique du territoire, la protection de
l'environnement rural et la qualité de vie des
agriculteurs, des ruraux et des consommateurs.
J'oserai même aller plus loin en
disant que ce mouvement réussit, chez-nous, à nous faire
changer nos habitudes de consommateurs afin de pouvoir
espérer faire tourner le vent mondialiste qui nous
affecte aussi ici, au Québec. De plus en plus de
québécois tentent de faire des achats plus réfléchis
lorsqu'ils font leur marché. Et pourquoi pas encourager,
pour quelques sous de plus, une compagnie québécoise
comme OASIS qui fait un jus bien meilleur que la marque
américaine la plus populaire? Je crois que cela est
l'essentiel de la lutte agricole au Québec. En faisant
de tels choix, en encourageant les producteurs locaux,
le consommateur peut faire en sorte que les grandes
industries agricoles ne continuent pas d'entrés dans
notre pays.
Vivre plus de 2 mois dans une
maison de terre, dormir sur des planches de bois, aller
faire ses besoins naturels derrière un arbre et se laver
à la rivière d'où nous recueillons l'eau pour boire et
nous lavons nos vêtements, ce n'est pas toujours facile,
mais cela a replacé mes valeurs de nord-américaines. En
fait, tout ça peut paraître un peu drastique, mais il
suffit de vivre la réalité des pays du sud pour
comprendre ce que la mondialisation provoque chez les
populations les plus démunies.
J'ai vu en Équateur une force
communautaire qui m'a fait prendre conscience de
l'importance de l'implication de chacun pour faire
avancer une cause, mais aussi pour apprendre des autres.
Il faut ouvrir ses œillères, s'informer et s'impliquer
dans un esprit de conscience collective qui est
aujourd'hui mondiale sans oublier que ce n'est pas
seulement dans les pays du sud que l'on peut vivre et
voir la pauvreté.
Annabelle
Cloutier, Étudiante au Baccalauréat en Travail Social,
UQÀM Septembre
2003 |
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Les
photos d'Annabelle, stagiaire Québec sans frontières en
Équateur |
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Le
groupe de stagiaires de Loja, en
Équateur |
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Ville
de Catcocha, Canton Paltas, Province de Loja,
Équateur |
Personnes participantes à la
rencontre des jeunes : semances de nouvelles racines à
la Casa Campesina
- Juillet 2003
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Apiculture
dans la région de Celica |
Préparation
des " humitas "
Avec du maïs sec que l'on
dégraine et mout pour ensuite la faire bouillir, avec la
pâte mise dans des feuilles de maïs. Ça ressemble à un
pain au maïs et c'est bien sûr typiquement
équatorien. |
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Une
barrière vivante faite d'un arbre. Ses racines
empêcheront l'érosion du sol |
Nettoyage
d'un " trou d'eau " qui fait office de puit
On doit le nettoyer souvent car,
comme il est de terre, l'eau se souille très rapidement
et la source se bloque |
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