Dernière nouvelle

Trois fenêtres sur le Rwanda

3 courts documentaires réalisés par les personnes stagiaires du groupe Québec sans frontières parti au Rwanda en 2010 avec Développement et Paix et le COCOF.

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La jeunesse à Développement et Paix : toujours au rendez-vous!

Publié le 04 octobre 2011

RNJ 2011Des jeunes adultes d’un peu partout au pays se réunissent chaque année dans le cadre de la Rencontre nationale des jeunes francophones (RNJ) de Développement et Paix. Celle-ci a cette année eu lieu les 1er et 2 octobre dernier au bureau national de Montréal. Je me suis joint au cours de cette fin de semaine à ce groupe d’une dizaine de personnes, provenant de différentes régions du Canada. Nous avons eu le privilège de recevoir des membres de la communauté francophone du Manitoba et également un représentant anglophone, provenant de Terre-Neuve.

Pour les nouveaux membres, ce rassemblement annuel est une occasion de mieux connaître l’organisation: le fonctionnement du mouvement et les campagnes. La RNJ offre également une excellente opportunité de réseautage avec d’autres membres actifs en partageant nos expériences en plus de réfléchir sur nos activités.

Nous avons eu l’opportunité d’aborder différents sujets, notamment la nouvelle programmation 2011-2016, sur le thème de la justice écologique, la campagne d’automne portant sur l’agriculture durable, le bilan des conseils nationaux 2010-2011, les médias sociaux, nos initiatives pour la collecte de fonds annuelle (le Carême de Partage) et les actions entourant le projet de la bande dessinée sur un partenaire de la République démocratique du Congo. Nous avons également eu la chance d’entendre les témoignages de membres qui ont participé à un séjour d’immersion auprès de partenaires du Liban. Soulignons que c’est au cours de ce rassemblement qu’Ariane Collin a été élue comme nouvelle représentante des jeunes francophones au Conseil national, succédant à ce poste que j’ai occupé au cours des deux dernières années. Félicitation Ariane! 

C’est  le désir commun de faire valoir nos idéaux de solidarité et de justice, enrichit de l’énergie et de la motivation de tous les membres présents que nous retournons chacun et chacune dans nos milieu respectifs pour mettre en œuvre nos projets en lien avec Développement et Paix! J’en profite pour remercier tous les membres s’impliquant au cours de ce rassemblement pour faire de la RNJ un succès!

Si vous souhaitez en savoir plus sur le mouvement, sur la campagne d’éducation et les activités jeunesse, n’hésitez pas à contacter Marie-Hélène Roy, agente de programmation jeunesse, à jeunesse@devp.org ou encore au 514 257-8711. Vous pouvez aussi visiter le site Internet général de Développement et Paix.

Jean-François Langlais
Membre de Victoriaville

Le genre féminin de la société civile libanaise

Publié le 19 septembre 2011

Par Amélie Laurin-Gravel
Participante au séjour d’immersion au Liban, juin 2011

Nous n’avions passé que quelques jours au Liban que nous avions déjà vécu plusieurs expériences et rencontres tout aussi invraisemblables les unes des autres. Toutefois, le vendredi matin du 17 juin, nous avions hâte de faire la rencontre de Linda Macktaby, partenaire de Développement et Paix au Forum for Development, Culture and Dialogue (FDCD), pour en apprendre davantage, notre curiosité grandissante jour après jour. Lorsque nous l’avons rencontré au milieu de Beyrouth,  nous ne nous IMG_9817attendions pas à faire connaissance  avec une jeune militante et dynamique avec un sens de l’humour particulier. Cette jeune femme, leader des programmes et des groupes jeunesse de FDCD, nous a fait découvrir les multiples facettes de la vie d’une libanaise impliquée et active au sein de la société civile du Liban. Linda semble connaître la moitié de la ville de Beyrouth et, en plus de travailler pour le FDCD, elle est engagée auprès de son église et elle est professeur d’anglais. Travailler pour la construction de la paix et la réconciliation dans un pays aussi divisé politiquement et religieusement que le Liban n’est pas une tâche facile, d’autant plus en étant femme. Ce pays demeure une société aux racines patriarcales où les femmes n’ont pas toujours une voix. Par exemple, c’est à peine accepté socialement pour une jeune femme de vivre seule indépendamment de sa famille ou de la présence d’un homme. Cependant, le caractère fort de Linda et sa motivation sans pareil semble lui donner des ailes, ainsi qu’aux programmes de FDCD. 

Échange avec les jeunes leaders de FDCDLes divers projets du FDCD visent principalement les jeunes et l’empowerment des femmes, tous deux étant des acteurs essentiels à la construction d’une société civile forte. En fait, les employés-ées et les membres de FDCD sont composés surtout de jeunes engagés et déterminés où le genre féminin l’emporte. Bien que les femmes soient plus marginalisées dans la société, elles sont sûrement les plus actives, partageant une volonté insatiable d’apporter des changements de mentalité parmi tant d’inégalités et d’injustice.

En tant que femme et étudiante dans le domaine du développement, le travail et l’esprit de Linda et du FDCD m’ont inspirés et touchés. La justice sociale, un jour, triomphera!

Plus que quelques jours pour poser votre candidature pour les stages Québec sans frontières

Publié le 25 août 2011

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Il ne reste que quelques jours pour postuler à l’un de nos stages Québec sans frontières! Devenez personne accompagnatrice ou stagiaire pour l’un de nos stages à Madagascar ou au Brésil! La date limite pour postuler à titre de personne accompagnatrice est le 1er septembre et celle pour déposer sa candidature à titre de stagiaire, le 9 septembre. Faites vite!

Quelques informations sur les stages 

 Madagascar : Appui aux initiatives communautaires à Madagascar 

 Brésil :  Appui aux coopératives de recyclage dans une communauté périurbaine de Porto Alegre 

 

Les exigences

  • Être âgé de 18 ans (au début du séjour terrain) à 35 ans (à la date limite d’inscription du stage).
  • Avoir son domicile permanent au Québec depuis au moins un an.
  • Posséder le statut de citoyen canadien ou de résident permanent.
  • Ne pas avoir participé à un stage similaire de plus de six semaines (pour le stage à Madagascar).
  • Connaissances et/ou intérêts pour le domaine de l’économie sociale et solidaire (pour le stage au Brésil).
                                                        

       Volet Accompagnement

    Vous avez déjà participé à un stage Québec sans frontières ou avez plusieurs expériences dans un pays du Sud? Vous avez envie de vous engager à nouveau dans une expérience internationale et avez envie d’accompagner un groupe?

    Devenez personne accompagnatrice pour un de nos stages! Ce projet vous permettra de mettre à profit votre expérience à l’étranger et votre leadership!

    La personne accompagnatrice agit à titre de responsable de groupe durant toute la durée du séjour. Elle encadre les personnes stagiaires, veille au bon déroulement du projet et représente DÉVELOPPEMENT ET PAIX sur le terrain.

     

    Les exigences pour accompagner un groupe:

    • Être âgé (e) d’au moins 21 ans (au début du séjour à l’étranger)
    • Avoir son domicile permanent au Québec depuis au moins un an.
    • Posséder la citoyenneté canadienne ou le statut de résidence permanente.
    • Détenir un diplôme de secondaire (D.E.S).
    • La maîtrise du portugais est essentielle pour le stage au Brésil.
    • Avoir déjà participé à un stage Québec sans frontières (atout).
    • Avoir une ou plusieurs expérience(s) de groupe à son actif (atout).

     

    Pour faire application à titre de stagiaire, il suffit de remplir le formulaire de participation y joindre une lettre de motivation et faire parvenir le tout avant le 9 septembre 17h.

    Pour faire application à titre de personne accompagnatrice, il suffit de remplir le formulaire d’accompagnement, y joindre son curriculum vitae et une lettre de motivation et faire parvenir le tout avant le 1er septembre 17h.

    Il est possible de faire application:

    1° par courriel à stagesqsf@devp.org

    ou

    2° par la poste à :

    DÉVELOPPEMENT ET PAIX (stages Québec sans frontières)
    1425, boul René-Lévesque Ouest, 3e étage
    Montréal (Québec)
    H3G 1T7

     

    Pour en connaître plus sur le programme Québec sans frontières:

    www.quebecsansfrontieres.com   
    bouton_facebookbouton_twitter

Les enfants du Soleil

Publié le 23 août 2011

Par Guillaume Alain, stagiaire Québec sans frontières au Madagascar

En marchant dans les rues de Tana, nous croisons des centaines d’enfants. Certains semblent plus démunis que d’autres : leur hygiène corporelle ne semble pas être entretenue, leurs vêtements sont usés, ils portent parfois de très jeunes enfants sur le dos ; de très grandes responsabilités leur sont attribuées, apparemment. Ils semblent tellement seuls. On a l’impression que personne autour ne s’en préoccupe, que personne ne veut les voir. Ils font comme s’ils n’existaient pas. Ils nous abordent, nous tendent la main en marmonnant quelques mots pour nous demander de l’argent. On essaie de s’intéresser à eux, la moindre des choses, en leur faisant la conversation. On aperçoit des sourires, mais nous sommes complètement impuissants et ignorants. Nous ne savons pas si leurs parents les attendent pour le repas ou s’ils dormiront dans la rue cette nuit. Nous ne connaissons rien de leur réelle situation et nous ne pouvons rien faire.

La visite du village des enfants du soleil à Antsirabe, une association française existant dans tout le pays qui vient en aide aux femmes et aux enfants de la rue, nous a beaucoup éclaircis sur la problématique des enfants de la rue. Surtout, elle nous a fait réaliser une immense volonté de changement pour ces jeunes gens marginalisés. Ils n’attendent pas que les jeunes se présentent à eux pour demander de l’aide. Les éducateurs de cet organisme descendent deux fois par mois dans les rues de la ville pour rencontrer les enfants. Cela montre qu’ils s’intéressent vraiment à leur réelle situation. Ces enfants y ont souvent été par eux-même. Certains sont victimes de violence parentale. D’autres sont mêlés dans une histoire de divorce puis de remariage qui tourne mal ou dans toute autre situation qui est trop lourde, étouffante ou difficile à supporter pour l’enfant. Parfois, ce sont les parents qui rejettent leur enfant, ce qui s’explique par d’autres problèmes sociaux que l’on peut imaginer. Pour certains, les parents sont complètement inconnus.

Les éducateurs vont d’abord évaluer avec la justice malgache si l’enfant est en danger dans son milieu familial et si cet environnement est propice à une saine éducation. Ils jugeront donc s’il vaut mieux qu’il soit placé dans une famille du village d’enfants ou non. Si la réponse est négative, ils tenteront une réinsertion dans la famille et s’assureront que l’enfant aille à l’école et qu’il ait tout en sa possession pour combler ses besoins. Ils leur fourniront même des vivres s’il y a un problème d’ordre économique. Ils les suivront fréquemment pour assurer une réinsertion durable et complète.
Il se peut aussi qu’il soit préférable pour des raisons sécuritaires que l’enfant soit pris en charge par une des familles du village d’enfants. Ces familles, comme celle de Claude et sa conjointe, sont constituées d’une douzaine d’enfants. Leurs grands cœurs ne refuseront par contre aucun enfant dans le besoin même si la maison est pleine à craquer. Grâce à sa nouvelle famille, un enfant reçoit tout ce dont il a besoin pour être en santé et épanoui. Soit trois bons repas par jour, un espace confortable pour dormir, pour étudier, pour se divertir et le plus remarquable et le plus important, l’amour parental que les éducateurs leur donnent ainsi qu’une structure familiale. Les enfants gardent, à leur choix, un lien avec leurs parents biologiques. Ils peuvent les visiter. Certains enfants pourront alors être réinsérés si amélioration il y a. Il y par contre, aussi, des enfants qui refusent d’être pris en charge et qui veulent rester dans la rue. Évidemment, on respecte leur choix. Ces enfants sont souvent trop attachés au fait de gagner de l’argent en travaillant ou aux films qu’ils peuvent apprécier gratuitement à certains endroits. Avec l’habitude, ils ont peut-être trouvé un certain confort dans leur situation.
En négligeant aucun cas d’enfants de rue, peu importe la gravité de leur situation et en se penchant sur la réinsertion de chacun d’entre eux, ils semblent vouloir répandre l’égalité à travers tous les enfants. Ceci est remarquable, admirable et tellement beau. Il faudrait probablement beaucoup plus de ressources financières, matérielles et humaines ainsi que la résolution de nombreux problèmes sociaux pour que chaque enfant ait réellement la même chance d’épanouissement. Toutefois, les enfants du soleil marquent le commencement d’une réelle justice.

Caritas Liban et les projets agroalimentaires

Publié le 15 août 2011

Par Geneviève Tremblay-Racette
Participante au séjour d’immersion au Liban en juin dernier

Groupe à Caritas Liban-BeekaCaritas Liban, partenaire de Développement et Paix, est une organisation qui a été fondée en 1972 et qui a développé au fil des ans plusieurs points de services un peu partout au Liban. Caritas Liban a pour mission de créer des projets qui répondent le mieux possible aux besoins des différentes régions, il œuvre ainsi dans sept secteurs soit la santé, les centres humanitaires, la promotion des personnes vulnérables, le développement économique, la paix et la réconciliation, le centre des migrants et l’urgence. Nous avons visité des projets de développement économique dans le domaine de l’agriculture et l’agroalimentaire à la Békaa et dans le Chouf. Le principal but de ces projets est de réduire l’exode rural et de favoriser la création d’emploi dans les régions afin que les gens puissent mieux vivre.

Liban-ferme écologiqueLe projet agroalimentaire visité portait sur la transformation de matières premières en produit marchandable, par exemple de la confiture de fraise, du jus de pomme et de l’huile d’olive. Ces produits sont créés de manière semi-artisanale, c’est-à-dire que malgré l’utilisation de la machinerie, plusieurs étapes sont entièrement faites à la main. Caritas Liban a aussi une Coopérative de la Charité, INTAJOUNA, pour faciliter l’écoulement de la production locale. Une partie des profits va aux habitants, une autre partie sert à soutenir des projets sociaux. Cette coopérative vend par ailleurs des savons naturels à l’huile d’olive, de l’eau de rose, de la mélasse de raisin, des biscuits salés et sucrés, des petits légumes macérés dans du vinaigre, etc. La vente de ces produits assure un prix équitable pour tous et encourage les consommateurs à acheter des produits naturels et sains, ce qui permet de ne pas aggraver les changements climatiques. 

Le second projet que nous avons visité était agricole. Le projet comprend d’abord une pépinière qui vend à faible coût des arbres fruitiers aux agriculteurs: des oliviers, de l’origan et des plants de légumes. Cette organisation mise sur les formations pour appuyer les agriculteurs et les aider à réduire leurs coûts de production, c’est pourquoi ceux-ci reçoivent les formations nécessaires et des conseils techniques par des agronomes afin de pouvoir adapter leurs techniques d’agriculture. De plus, les paysans sont formés au respect de l’environnement, dont la question de la gestion de l’eau qui représente un problème important au Liban, et au développement rural. Ils cherchent entre autres à améliorer les techniques d’irrigation en agriculture. Caritas Liban met aussi sur pied des ateliers de transformation des produits pour augmenter le potentiel agricole des récoltes, tel que le matériel nécessaire au séchage de l’origan.

Somme toute, Caritas Liban est une très vaste organisation et nous avons eu l’occasion de connaitre que quelques projets fantastiques. Cette organisation peut vraiment faire une différence concrète auprès des gens avec lesquels elle travaille, en plus de faire une différence mondiale dans sa lutte contre la pauvreté et contre les changements climatiques.


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