À la veille du sommet du G8 et du G20 qui se tiendront cette année au Canada, Développement et Paix s’est joint à la campagne À table, une coalition d’organisations de la société civile demandant que l’élimination de la pauvreté, les changements climatiques et la réforme économique soient inscrits parmi les priorités à l’ordre du jour des deux sommets qui auront lieu au mois de juin.
La campagne de Développement et Paix encourageait cette année les Canadiens et Canadiennes à participer au sommet du G8 en faisant parvenir une carte postale à leur député et au bureau du premier ministre du Canada demandant que la souveraineté alimentaire soit inscrite à l’ordre du jour du G8. Le sommet approche à grand pas et malgré les nombreux efforts des membres et de la population canadienne, ce thème ne semble toujours pas être sur la table des discussions.
Développement et Paix vous invite donc, dans le cadre de la campagne À table, à prendre symboliquement votre place à la table avec les dirigeants mondiaux du G8 et du G20 afin que le thème de la souveraineté alimentaire s’y retrouve!
Voici deux manières simples de prendre votre place et de témoigner de votre solidarité avec les populations du Sud !
- Signez la déclaration qui énumère les objectifs politiques poursuivis par la coalition concernant la pauvreté et l’inégalité, les changements climatiques et l’économie mondiale.
- Joignez l’action des agentes de programmati0n jeunesse et faites parvenir sur le site web de la campagne À table une photo de vous avec votre dirigeant en mentionnant votre préoccupation pour la souveraineté alimentaire!
Vous pouvez aussi nous faire parvenir votre photo, il nous fera plaisir de la mettre sur le site jeunesse de Développement et Paix!
Merci pour votre participation! Nos actions peuvent faire la différence pour les populations du Sud!
Les quatre groupes Québec sans frontières de Développement et Paix se sont préparés depuis octobre dernier à vivre une aventure de solidarité dans un pays du Sud. Au total, 28 jeunes âgés entre 18 et 35 ans ont présentement la chance de vivre durant 75 jours au sein d’une communauté d’accueil et d’échanger des connaissances et des expériences avec des organisations partenaires de Développement et Paix au Paraguay, en Bolivie, au Sénégal et au Rwanda.
Maintenant sur le terrain depuis peu, les personnes participantes souhaitent partager à travers leur blogue la réalité d’un stage à l’étranger et leur expérience de la solidarité en Amérique du sud et en Afrique. Vous êtes une source inestimable de réflexion: découvrez, par leurs articles et leurs témoignages, les réalités de quatre différents pays aux richesses incroyables et laissez vos commentaires sur le blogue, les personnes stagiaires se feront plaisir d’y répondre! Bonne lecture!
Une grande incertitude règne au sujet du financement que l’Agence canadienne de développement international (ACDI) attribue au Conseil Canadien pour la coopération internationale (CCCI), la plus importante coalition canadienne de lutte contre la pauvreté dans le monde. Il s’agit d’un organisme respecté, attentif aux besoins des plus démunis dans le monde, qui sera fortement affecté si l’agence cesse de le financer. Ainsi, une voix critique et largement estimée au service des plus défavorisés de la planète risque d’être bâillonnée.
L’entente de financement triennal entre l’ACDI et le CCCI a pris fin le 31 mars 2010. Deux mois après le prolongement de leur entente pour un trimestre, l’ACDI n’a toujours pas indiqué si elle avait l’intention de la renouveler. À partir de juillet, le CCCI fonctionnera sans aucun fond de cette agence gouvernementale.
Le CCCI milite depuis des décennies dans le domaine de la lutte contre la pauvreté en collaboration avec l’ACDI, son principal donateur. Environ 30% des fonds du Conseil proviennent de sources autres que le gouvernement, y compris de ses généreuses organisations membres qui le soutiennent. Fondé en 1968, le CCCI suit de près et analyse les politiques fédérales relatives aux affaires étrangères, à l’aide internationale, au commerce, à la justice environnementale, aux droits de la personne et à la consolidation de la paix.
Cet organisme regroupe 90 organisations canadiennes, sans but lucratif, oeuvrant au Canada et à l’étranger. Parmi elles figurent des mouvements religieux et laïques voués au développement, des associations professionnelles, des coopératives, des syndicats et divers groupe qui se consacrent à l’alphabétisation, à l’éducation et à la jeunesse. Développement et Paix est membre de ce conseil.
Le CCCI a envoyé un avis de licenciement aux deux tiers de ses employés. Il en reste maintenant seulement huit en fonction. Le Conseil a entrepris de liquider ses ressources, y compris ses bureau en copropriété, pour éponger le coût des indemnités de départ et réaliser ses activités à court terme.
Cette coupure semble confirmer le fait que la politique partisane détermine le financement de l’aide. Cela met en doute, de la part du gouvernement, l’efficacité et la responsabilité à l’égard de la population canadienne et des plus défavorisés de la planète.
Le CCCI demande à la ministre de la Coopération internationale, Beverley Oda, de réitérer immédiatement le financement que l’ACDI octroie au Conseil. Il lui demande également de travailler de concert avec le milieu des ONGs de manière à rétablir la confiance dans une prises de décisions non partisanes relativement aux programmes d’aide. Il réclame également que les décisions relatives au financement de l’aide soient appuyées sur des normes claires, transparentes et fiables.
Pour faire en sorte que le gouvernement reviennent sur sa décision, je vous propose d’écrire à la ministre de la Coopération internationale, Beverley Oda, et à votre député fédéral. Pour plus d’informations, je vous invite à
visiter le site web du CCCI. Saisissons cette opportunité pour exercer notre démocratie et construire un monde plus juste!
Jean-François Langlais
Membre de Développement et Paix
Région Saguenay-Lac-Saint-Jean
* Narda est péruvienne et participe à un stage Québec sans frontières avec Développement et Paix en collaboration avec Radio Centre-Ville en compagnie de Carlos Fernandez Cuevas, également du Pérou.
“À quelques jours de la fin de notre stage Québec sans frontières à Développement et Paix en collaboration avec Radio Centre-Ville, certaines interrogations surgissent : qu’avons-nous fait durant ces deux mois et demi ? Quels enseignements en tire-t-on? Voici quelques-unes de mes réflexions.
Depuis le 20 mars dernier, le jour de notre arrivée à Montréal, je crois que le plus grand apprentissage a été celui de s’adapter culturellement. Les deux premières semaines ont été les plus difficiles. La langue, la nourriture, la manière de vivre au quotidien, le transport : tout était différent et chaque seconde s’est transformée en une occasion d’apprendre quelque chose de nouveau. Une personne dont nous avons fait la connaissance durant notre stage l’a résumé ainsi : «Renaître». Ainsi, je suis née à Montréal, au Québec, dans une société différente de la mienne. Ces deux premières semaines, quoique difficiles, ont été si riches en expériences et en apprentissages. Parfois même, il s’agissait d’apprendre des choses aussi simples que de prendre le métro. Que de travail pour Ann Dominique et Myriam, nos amies de Développement et Paix !
Je fais de la radio depuis 6 ans et, donc, je croyais que je n’aurais pas trop à m’adapter dans le cadre de mon projet de stage à Radio Centre-Ville. J’avais tort. Les radios communautaires d’Amérique latine et du Canada affichent des différences marquées. À titre d’exemple, ce sont des équipes de bénévoles qui animent Radio Centre-Ville, ce qui est très différent de la réalité dans laquelle s’inscrivent les radios communautaires au Pérou. Travailler avec tous ces bénévoles exige d’organiser le travail différemment. Notamment, il faut arrimer les horaires et ne pas dépasser le temps alloué à chaque équipe malgré le caractère spontané des émissions. À l’origine, l’objectif de cette initiative était d’offrir à tous, sans exception, une voix à la radio et ce, au même titre que le personnel de Radio Centre-Ville. Aujourd’hui, les émissions de Radio Centre-Ville sont diffusées dans 7 langues différentes et sont programmées et animées par plus de 20 personnes provenant d’une quinzaine de pays. Une autre différence réside dans le fait qu’il existe ici une législation sur la radiodiffusion qui reconnaît ce type de média (les radios communautaires) et qui leur permet d’accéder à certaines ressources pour continuer à remplir leur rôle social.
L’intégration porte ses fruits
À partir de la deuxième semaine de stage, nous avons commencé à pouvoir nous déplacer en transport en commun avec plus d’assurance. On nous a confié quelques tâches à Radio Centre-Ville telle que la réalisation de petits documentaires en lien avec l’actualité en Amérique latine. Par la suite, tout s’est enchaîné. Radio Canada international s’est intéressé à notre expérience de stage et nous ont convoqués pour une entrevue à la télévision tandis qu’à Radio Centre-Ville, non seulement avions-nous toujours nos petits documentaires à réaliser, mais en plus nous avons obtenu un espace à nous dans le cadre de la programmation. C’est ainsi que nous avons débuté la réalisation, chaque semaine, d’une émission d’une vingtaine de minutes. Notre première émission à Encuentro Latinoamerico a porté sur le projet de loi C-300 qui, à cause de l’importance de son thème, a été rediffusée à l’émission Vespertina de Contacto Sur par l’Association latino-américaine d’éducation radiophonique (ALER).
D’un autre côté, notre compréhension de la réalité de la radio communautaire au Québec est devenue de plus en plus claire au fil de visites au sein de radios de Montréal et de Québec et d’associations provinciales et internationales de radios (ARCQ et AMARC par exemple) organisées par Développement et Paix.
Québec sans frontières à Développement et Paix
Dans le cadre de notre brève mais si grande expérience, nous avons fait la connaissance d’un groupe de jeunes Québécois et Québécoises qui ne connaissent pas de frontières. Sans eux, sans leurs enseignements et sans leur appui, rien n’aurait été pareil. Des ami-es tels que Joachim Tremblay, Geneviève Simard, Catherine Boisclair et Mylène Leduc, des jeunes ayant participé à un stage Québec sans frontières au Pérou avec Développement et Paix au cours des dernières années, nous ont aidé à nous intégrer à la culture québécoise et nous ont accompagné dans le cadre de nos visites éducatives. Ils nous ont fait découvrir les plats et les saveurs du Québec et nous ont ouvert les portes de leurs maisons, partageant avec nous leur monde et leurs réalités.
Il ne reste désormais que deux semaines à notre stage et, déjà, il n’y a plus d’espace dans le calendrier : des entrevues, des documentaires et des reportages restent encore à venir !”
Au Salvador, l’Association de communautés rurales pour le développement au Salvador (CRIPDES), une organisation partenaire de Développement et Paix, est dévoué au soutien de l’organisation communautaire, de l’éducation et de l’activité politique dans plus de 300 communautés rurales au Salvador.
Écoutez Bernardo Belloso, membre de l’Association pour le développement du Salvador – CRIPDES.