Le genre féminin de la société civile libanaise

Publié le 19 septembre 2011

Par Amélie Laurin-Gravel
Participante au séjour d’immersion au Liban, juin 2011

Nous n’avions passé que quelques jours au Liban que nous avions déjà vécu plusieurs expériences et rencontres tout aussi invraisemblables les unes des autres. Toutefois, le vendredi matin du 17 juin, nous avions hâte de faire la rencontre de Linda Macktaby, partenaire de Développement et Paix au Forum for Development, Culture and Dialogue (FDCD), pour en apprendre davantage, notre curiosité grandissante jour après jour. Lorsque nous l’avons rencontré au milieu de Beyrouth,  nous ne nous IMG_9817attendions pas à faire connaissance  avec une jeune militante et dynamique avec un sens de l’humour particulier. Cette jeune femme, leader des programmes et des groupes jeunesse de FDCD, nous a fait découvrir les multiples facettes de la vie d’une libanaise impliquée et active au sein de la société civile du Liban. Linda semble connaître la moitié de la ville de Beyrouth et, en plus de travailler pour le FDCD, elle est engagée auprès de son église et elle est professeur d’anglais. Travailler pour la construction de la paix et la réconciliation dans un pays aussi divisé politiquement et religieusement que le Liban n’est pas une tâche facile, d’autant plus en étant femme. Ce pays demeure une société aux racines patriarcales où les femmes n’ont pas toujours une voix. Par exemple, c’est à peine accepté socialement pour une jeune femme de vivre seule indépendamment de sa famille ou de la présence d’un homme. Cependant, le caractère fort de Linda et sa motivation sans pareil semble lui donner des ailes, ainsi qu’aux programmes de FDCD. 

Échange avec les jeunes leaders de FDCDLes divers projets du FDCD visent principalement les jeunes et l’empowerment des femmes, tous deux étant des acteurs essentiels à la construction d’une société civile forte. En fait, les employés-ées et les membres de FDCD sont composés surtout de jeunes engagés et déterminés où le genre féminin l’emporte. Bien que les femmes soient plus marginalisées dans la société, elles sont sûrement les plus actives, partageant une volonté insatiable d’apporter des changements de mentalité parmi tant d’inégalités et d’injustice.

En tant que femme et étudiante dans le domaine du développement, le travail et l’esprit de Linda et du FDCD m’ont inspirés et touchés. La justice sociale, un jour, triomphera!

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