Action pour sauver le CCCI !

Publié le 10 juin 2010

Une grande incertitude règne au sujet du financement que l’Agence canadienne de développement international (ACDI) attribue au Conseil Canadien pour la coopération internationale (CCCI), la plus importante coalition canadienne de lutte contre la pauvreté dans le monde. Il s’agit d’un organisme respecté, attentif aux besoins des plus démunis dans le monde, qui sera fortement affecté si l’agence cesse de le financer. Ainsi,  une voix critique et largement estimée au service des plus défavorisés de la planète risque d’être bâillonnée.

L’entente de financement triennal entre l’ACDI et le CCCI a pris fin le 31 mars 2010. Deux mois après le prolongement de leur entente pour un trimestre, l’ACDI n’a toujours pas indiqué si elle avait l’intention de la renouveler. À partir de juillet, le CCCI fonctionnera sans aucun fond de cette agence gouvernementale.

Le CCCI milite depuis des décennies dans le domaine de la lutte contre la pauvreté en collaboration avec l’ACDI, son principal donateur. Environ 30%  des fonds du Conseil proviennent de sources autres que le gouvernement, y compris de ses généreuses organisations membres qui le soutiennent. Fondé en 1968, le CCCI suit de près et analyse les politiques fédérales relatives aux affaires étrangères, à l’aide internationale, au commerce, à la justice environnementale, aux droits de la personne et à la consolidation de la paix.

Cet organisme regroupe 90 organisations canadiennes, sans but lucratif, oeuvrant au Canada et à l’étranger. Parmi elles figurent des mouvements religieux et laïques voués au développement, des associations professionnelles, des coopératives, des syndicats et divers groupe qui se consacrent à l’alphabétisation, à l’éducation et à la jeunesse. Développement et Paix est membre de ce conseil. 

Le CCCI a envoyé un avis de licenciement aux deux tiers de ses employés. Il en reste maintenant seulement huit en fonction.  Le Conseil a entrepris de liquider ses ressources, y compris ses bureau en copropriété, pour éponger le coût des indemnités de départ et réaliser ses activités à court terme.

Cette coupure semble confirmer le fait que la politique partisane détermine le financement de l’aide. Cela met en doute, de la part du gouvernement, l’efficacité et la responsabilité à l’égard de la population canadienne et des plus défavorisés de la planète. 

Le CCCI demande à la ministre de la Coopération internationale, Beverley Oda, de réitérer immédiatement le financement que l’ACDI octroie au Conseil. Il lui demande également de travailler de concert avec le milieu des ONGs de manière à rétablir la confiance dans une prises de décisions non partisanes relativement aux programmes d’aide. Il réclame également que les décisions relatives au financement de l’aide soient appuyées sur des normes claires, transparentes et fiables.

Pour faire en sorte que le gouvernement reviennent sur sa décision, je vous propose d’écrire à la ministre de la Coopération internationale, Beverley Oda, et à votre député fédéral. Pour plus d’informations, je vous invite à
visiter le site web du CCCI. Saisissons cette opportunité pour exercer notre démocratie et construire un monde plus juste!
 
Jean-François Langlais
Membre de Développement et Paix
Région Saguenay-Lac-Saint-Jean

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